Le prix prévisionnel payé au producteur de lait sur l’année 2018 affiché dans les conditions générales de vente (CGV) des industriels varie de 335 € à 375 €/1 000 l, a déclaré André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le 17 janvier. En effet, pour ces négociations commerciales, la loi Sapin II s’applique pour la première fois, obligeant les industriels à afficher un prix payé aux producteurs.
Selon lui, les prix affichés dans les CGV ne prennent pas la même référence – référence qui n’est pas toujours précisée – et ne sont donc pas comparables. Il explique que certains industriels pourront encore jouer légèrement en affichant un prix du lait de qualité « standard » au distributeur et annoncer au producteur un prix du lait « toutes qualités confondues ». À ce jeu, « l’industriel ne se fera que 20 € de marge de plus », explique-t-il, évoquant une amélioration de la transparence.
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Il reste indispensable pour la FNPL d’uniformiser ces indications de prix au travers d’indicateurs, qui prennent en compte notamment les coûts de production des éleveurs, ce que le syndicat réclame dans la loi issue des États généraux de l’alimentation (EGA). Côté prix sur l’année, André Bonnard estime que les industriels « privés sont plutôt en haut et les coopératives en bas », mais les écarts ne sont pas francs.
Il évoque cependant le cas de Bel qui assure au travers du contrat avec ses producteurs un prix de 350 € (qualité 38-32) sur l’année, en échange du « basculement sur un nouveau cahier des charges ».