« La production de lait par hectare de surface fourragère (SFP) est un repère que l’on a perdu », relevait Vincent Chatellier, directeur adjoint de l’unité Structures et marchés agricoles, ressources et territoires de l’Inra, le 23 novembre lors d’une journée de l’Association française des techniciens de l’alimentation et des productions animales (AFTAA). Ainsi, en 2015, la France n’apparaît pas très performante selon ce critère en termes de production laitière (5 720 kg/an/ha de SFP), notamment par rapport à d’autres pays comme l’Espagne (15 060 kg/an/ha de SFP) ou les Pays-Bas (14 910 kg/an/ha de SFP). En dix ans, la productivité a été multipliée par 1,3 en Espagne pour 1,1 en France (1,2 en Irlande). Vincent Chatellier a voulu montrer par ces chiffres les marges possibles de progression de la production laitière en France, surtout dans un contexte de marchés exports porteurs : « Si on fait du lait demain, ce sera pour les autres [pays, ndlr]. On a atteint le maximum de consommation en Europe. Nous sommes condamnés à nous ouvrir au monde ». Parmi les atouts de la France, il met en avant « la réserve de productivité des élevages et le coût modérés des moyens de production » dont le foncier. Philippe Cazes, président de l’AFTAA, a souligné de son côté que « si l’on ne fait pas de chiffre d’affaires à l’hectare, on ne peut pas se permettre d’acheter des hectares ! ».
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