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Lait : des vêlages encore trop tardifs, qui affectent marges et émissions de GES, selon une étude

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« L’âge au vêlage des génisses reste trop tardif, quelle que soit la race », conclut Thomas Aubineau, vétérinaire conseil, responsable de l’équipe « conduite de troupeau » chez Innoval (coopérative de génétique et de conseil en élevage), à la lumière des données collectées « sur plus de 10 000 élevages ». Par exemple, une génisse de race prim’Holstein vêle en moyenne à 28,7 mois « alors que dans les 25 % d’élevages les plus performants, elles le font à 26 mois », indique-t-il dans un observatoire publié le 16 novembre portant sur la période 2022-2023. Ces près de trois mois de différence feraient gagner à l’éleveur 110 €/mois et près de 3 000 € de marge supplémentaire par an pour un troupeau d’environ 80 vaches laitières. Autre avantage : « En réduisant le temps improductif de ses animaux, l’éleveur contribue à la baisse des gaz à effet de serre, notamment du méthane entérique. » « Réduire l’intervalle entre les vêlages est également un levier de maîtrise de l’improductivité du troupeau, d’optimisation de sa taille et de réduction du méthane entérique », ajoute le vétérinaire. Côté conjoncture, le nombre d’inséminations a fortement baissé. Le nombre de génisses « amouillantes » (sur le point de vêler) devrait ainsi décroître de 12 % entre 2023 et 2025.

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