La FNPL (producteurs de lait, FNSEA) a rencontré, le 22 juillet, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau afin d’obtenir une garantie sur l’avancée des renégociations tarifaires entre industriels et distributeurs, sans quoi le syndicat ne s’interdit pas d’appeler à une manifestation de grande envergure, avec le soutien de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs. La date butoir ? Le 1er septembre. La FNPL déplore que le prix des produits laitiers progresse moins vite que l’inflation générale sur les prix alimentaires. Par ailleurs, elle constate un décrochage des prix par rapport aux tendances européennes. Elle souligne que le prix de vente du lait UHT n’est que de 0,78 €/l en moyenne en France, contre 0,99 €/l en Allemagne et 1,05 €/l en Belgique. De même, le prix payé aux producteurs s’établissait en mai à 427 €/1 000 l selon l’Idele, tandis que les prix européens se situent entre 450 et 500 €/1 000 l. Selon le syndicat, une augmentation du prix de vente est la condition sine qua non d’une revalorisation du prix payé aux producteurs. « Constat partagé », a déclaré le président de la FNPL Thierry Roquefeuil après sa rencontre avec le ministre.
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La FNPL demande donc « un plein engagement des pouvoirs publics » pour peser sur les négociations entre transformateurs et distributeurs, et que le non-respect de la loi Egalim 2 soit sanctionné. L’objectif ? « Sauver la filière » et éviter une pénurie de lait. Un prix du lait trop faible pourrait en effet pousser certains producteurs à vendre leur cheptel pour se tourner vers d’autres productions. La FNPL revendique un « syndicalisme de solution », mais n’écarte pas la possibilité d’évoluer vers un « syndicalisme de destruction », si ses revendications ne sont pas prises en compte.