« Qui imagine des paysages français sans vaches ? », interroge la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA) le 30 septembre lors d’une conférence de presse de rentrée. Évidemment, à quelques rares exceptions, personne. Alors, le syndicat propose une série de recommandations pour la future Pac afin de fixer un cap aux éleveurs laitiers.
« Les polyculteurs éleveurs laitiers ont besoin d’une Pac volontariste et incitative pour poursuivre et accompagner le mouvement de transition vers l’agroécologie, modèle agricole résilient et durable », prône le syndicat. Son objectif est de « faire reconnaître l’existant et de mettre en place des marges de manœuvre qui soient accessibles à toutes les exploitations », explique Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente de la FNPL, excluant toute démarche élitiste.
En tête des préoccupations : le renouvellement des générations. Le syndicat demande la création d’une aide forfaitaire incitative pour les activités d’élevage ainsi qu’un « bonus laitier » pour toutes les mesures de la Pac afin, explique-t-il, de prendre en compte les emplois induits par les systèmes laitiers.
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Le réchauffement climatique et la protection de l’environnement sont également deux axes de recommandations où la FNPL demande l’« accession à un programme Eco-scheme au taux maximum par la reconnaissance de la polyculture élevage utilisant les outils existants (CBPE ; CAP’2ER), la pratique des systèmes herbagés ou autre certification publique ».
Enfin, concernant les demandes sociétales, le syndicat des éleveurs laitiers demande que les aides européennes liées à des certifications soient attribuées aux seuls cahiers des charges publics (bio, sans OGM…) et aux signes officiels de qualité et d’origine, et non à des démarches privées.
« Faire reconnaître l’existant et mettre en place des marges de manœuvre accessibles »