Un arrêté du 11 mai est venu étendre, pour une durée de trois ans, un accord interprofessionnel « relatif au paiement du lait de vache en fonction de sa composition et de sa qualité ». Il a été présenté, le 2 juin, lors d’une réunion au Cniel et fait suite à un accord conclu, le 16 février, entre les différents collèges de l’interprofession. « La fréquence d’analyse augmente sur certains critères : la matière grasse, la matière protéique, le point de congélation et les cellules somatiques », a expliqué à Agra Presse Farnaz Fazaeli, la responsable du service qualité du lait et laboratoires du Cniel. Ces analyses étaient obligatoires une fois par semaine : elles doivent désormais être effectuées à chaque livraison. Auparavant, seuls les antibiotiques devaient être contrôlés à chaque livraison de lait. Une dérogation est prévue jusqu’à fin 2024 « pour laisser le temps aux acteurs de s’organiser », indique Farnaz Fazaeli.
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Le paiement du lait en fonction de sa composition et de sa qualité a été instauré par la loi Godeffroy de 1969. En 2012, le dispositif était devenu réglementaire et prend désormais la forme d’arrêtés et de décrets ministériels. L’objectif est de donner « un cadre de référence harmonisé de l’analyse du lait pour assurer un traitement équitable de l’ensemble des producteurs », souligne la responsable qualité. « Dans une démarche de progrès, ce cadre évolue selon les attentes de la filière et des consommateurs », précise-t-elle. Le coût des analyses est réparti équitablement entre le producteur et son collecteur.