D’après plusieurs médias dont l’AFP, une action pour couper l’antenne relais 4G soupçonnée d’affecter la santé d’un troupeau de vaches en Haute-Loire a été menée le 18 août, au lendemain d’une décision du Conseil d’État retoquant sa désactivation. « En fin de matinée, on a tombé le disjoncteur. On n’a rien cassé, on a simplement coupé car ce n’est plus tenable », a déclaré à l’AFP Frédéric Salgues, éleveur à Mazeyrat d’Allier (Haute-Loire). Selon l’éleveur, plusieurs dizaines de personnes, dont le maire du village, étaient présentes en soutien à cette action destinée à voir si l’état des vaches s’améliore quand l’antenne est désactivée. Mais le lendemain, Orange était déjà « en train de rebrancher l’antenne, avec les gendarmes », a confié à nos confrères de Réussir Frédéric Salgues, contacté par téléphone ce 19 août en fin de matinée.
Dans une décision publiée le 17 août, le Conseil d’État avait annulé la décision du tribunal administratif de Clermont-Ferrand de suspendre temporairement cette antenne relais. Saisi en référé conservatoire, le tribunal administratif avait ordonné le 23 mai la suspension pour deux mois d’une antenne 4G, soupçonnée par le Gaec de Coupet, à Mazeyrat d’Allier (Haute-Loire), de nuire à la santé de son troupeau. Comme proposé par le rapporteur public dans ses conclusions, la plus haute juridiction administrative a mis en avant une « erreur de droit ». En effet, les conditions requises pour lancer une procédure de référé conservatoire, qui permet de suspendre une mesure administrative avant même d’avoir obtenu la réponse du ministère, sont très strictes et n’étaient pas remplies.
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Le Conseil d’État rappelait toutefois que le Gaec pourra recourir, une fois la réponse obtenue, à un autre type de procédure d’urgence appelé référé-suspension. Contacté peu avant la décision, l’avocat du Gaec soulignait par ailleurs qu’une expertise judiciaire se poursuit pour déterminer le lien éventuel entre l’antenne et les problèmes sanitaires du cheptel.