Les avis d’experts rendus à l’approche de la conférence de Bruxelles sur l’avenir du secteur laitier après l’abolition des quotas confortent la Commission européenne dans sa position. Dans l’ensemble, ils repoussent l’idée d’un système d’incitation à la réduction volontaire de la production en période de crise. Un dispositif jugé trop cher et pas assez efficace. Bruxelles, comme le Conseil de l’UE, avait repoussé cette idée qui figurait dans les propositions de réforme de la Pac du Parlement européen. Dans l’ensemble, les experts estiment également que les outils mis à la disposition des acteurs de la filière dans le cadre du paquet lait adopté en septembre 2012 sont suffisants pour assurer la pérennité du secteur après 2015. Dans les régions les moins compétitives, l’élevage laitier laissera la place à d’autres productions plus rentables, comme c’est déjà le cas. Seul problème : les régions de montagne où aucune alternative à l’élevage n’existe vraiment. Le risque d’abandon des terres et de perte de richesses (économiques mais également environnementales et patrimoniales) est élevé. Pour préserver la production, notamment dans ces régions les plus fragiles, il faudra identifier quels sont « les mécanismes techniquement acceptables pour le Conseil et économiquement réalisables », précise le commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos. Pourtant, aucun nouvel outil n’est proposé à ce jour. L’avenir de ces productions tient donc aux mesures déjà en place et aux quelques unes qui entreront en vigueur avec la réforme de la Pac.
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