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En direct de Bruxelles L’Allemagne, obsession française

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Ce 12 juillet à Bruxelles, Bruno Le Maire est intervenu six minutes lors du tour de table des Vingt-sept sur le dossier du lait, malgré les signes d’impatience de la présidente en exercice, la Belge Sabine Laruelle, qui avait édicté une nouvelle règle : trois minutes par délégation, pas plus. C’est que le ministre français de l’agriculture a beaucoup de choses à dire, la position de son pays sur l’avenir de la Pac étant, se convainc-t-il, « le point d’équilibre des différentes positions européennes ». Ce statut autoproclamé a toutefois absolument besoin d’un soutien pour ne pas vaciller, celui de l’Allemagne. Maintenir, ou plutôt recréer, cette entente bilatérale, n’est pas une tâche aisée, surtout en agriculture. Et il est loin le temps où le trinôme Mitterrand-Kohl-Delors faisait l’Europe. D’autant que, si Paris ne cesse de vanter le travail commun franco-allemand, annonçant tous les mois de prochaines lettres ou propositions conjointes, à Berlin, on est beaucoup plus réservé sur le sujet. Ilse Aigner, la ministre allemande de l’agriculture, ne parle jamais aux journalistes de cette communauté de vues en gestation, contrairement à son homologue français qui s’en prévaut systématiquement. Ce qui ne signifie pas obligatoirement qu’elle n’y croit pas ou la juge secondaire. Il est certes essentiel pour Paris de préparer le grand déballage sur la réforme de la Pac en bonne intelligence avec l’ami allemand. Toutefois, un peu de discrétion ne nuirait pas du côté français. Ne serait-ce que pour éviter d’irriter ou braquer les 25 autres partenaires. La méthode Coué n’est pas toujours la meilleure...

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