A la demande de l’Allemagne, les ministres de l’agriculture de l’UE procéderont le 23 mars à Bruxelles à un débat politique sur la situation très morose que traverse le secteur laitier dans l’UE. Mais aucune initiative nouvelle n’est à attendre de la Commission européenne qui, comme prévu dans le bilan de santé de la Pac, entend procéder sans retard à un ajustement sur la teneur en matière grasse du lait.
C’est le 5 mars que le comité de gestion de l’Union devait se prononcer sur la proposition de la Commission visant à réduire de moitié le taux mimimum de matières grasses dans le lait, ce qui aura pour effet d’accroître d’environ 1 % les quotas laitiers dans certains Etats membres, notamment en Belgique et au Luxembourg. L’Allemagne, qui a toujours marqué son opposition à la hausse des quotas, n’a pas réussi à convaincre la Commission de reporter l’adoption de cette mesure après le Conseil agricole du 23 mars.
Soutenue par la Hongrie, l’Allemagne a estimé, lors du comité spécial agricole du 4 mars, que les ministres de l’agriculture de l’UE devaient procéder à un débat politique pour montrer l’intérêt qu’ils portent à ce secteur en proie à de nombreuses difficultés. Les prix des produits laitiers ont fortement chuté ces derniers mois et, sur le marché international, sur fond de crise économique et financière, l’UE doit faire face, d’une part à une baisse de la demande, et à la hausse de la production des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande et de l’Argentine.
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Pour leur part, l’Irlande et la Belgique ont demandé à la Commission européenne de recourir pleinement aux outils de gestion disponibles (aide au lait écrémé en poudre pour l’alimentation des veau, aide à la caséine, hausse des restitutions sur le fromage) pour soutenir la filière.