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Biocarburants L’Amérique centrale et l’Indonésie sur le devant de la scène

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En s’appuyant sur l’expérience du Brésil, les Américains souhaiteraient jeter les bases d’un marché de l’éthanol en Amérique centrale en vue de garantir un approvisionnement stable en biocarburants dans toute la région. Cette question pourrait être évoquée à l’occasion de la visite au Brésil le 9 mars du président américain George W. Bush. De leur côté, les Indonésiens assurent avoir reçu des promesses d’investissement de 17 milliards de dollars pour promouvoir la production de carburant vert.

L’idée des Américains, rapporte le quotidien brésilien 0 Estado, est la formation « de sociétés avec participation d’intérêts privés pour implanter des usines d’éthanol en Amérique centrale ». Le Brésil et les Etats-Unis représentent actuellement 70 % de la demande mondiale d’éthanol avec une production de l’ordre de 17 milliards de litres chacun, tandis que l’ensemble de la région aurait un potentiel de production de 200 milliards de litres. Le Brésil produit de l’éthanol à base de canne à sucre et les Etats-Unis à partir du maïs.

En Indonésie, l’objectif est que les biocarburants fournissent en 2025 17 % des besoins énergétiques du pays. Selon le directeur de l’Agence nationale pour le développement des biocraburants, cinq à six millions d’hectares de plantations seront consacrés dans les huit prochaines années à la production de carburant vert. L’Indonésie est en passe de devenir le premier producteur mondial d’huile de palme, mais veut développer aussi la culture du manioc, de la canne à sucre et du jatropha. Des contrats d’un montant de 12,4 millliards de dollars ont été conclus le mois dernier entre des firmes indonésiennes et étrangères, notamment chinoises.

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Très critiques à l’égard de ce projet, les organisations non gouvernementales redoutent que les questions environnementales soient reléguées au second plan. Selon elles, de nombreuses concessions accordées en théorie pour réaliser des plantations ne servent en fait qu’à raser des immenses forêts, laissées ensuite en friche.