Après les 67es Journées techniques de l’industrie céréalière (JTIC), l’Usipa, le syndicat des amidonniers, a confirmé dans un communiqué publié le 7 décembre les difficultés à travailler le blé tendre de la moisson 2016 du fait d’une trop grande hétérogénéité. « L’hétérogénéité de la récolte empêche de stabiliser le procédé de fabrication et réduit le rendement des sites de production de la filière », indique l’Usipa. « Il reste très difficile à l’heure actuelle de calibrer les machines de manière définitive », précise-t-elle. L’amidonnerie confirme que le taux de protéines, souvent élevé, « est également très variable, et que la qualité des protéines est très inhabituelle. De plus, le poids spécifique (PS) est très bas et en conséquence, la proportion de petits grains non utilisables est importante ». Dans les régions du Nord et de l’Est, bassins traditionnels de l’amidonnerie, le poids spécifique est toujours resté au-dessous de 72 kg/hectolitre de blé, alors que les moyennes quinquennales 2011 - 2015 se situent autour de 78 kg/hl. Une proportion « significative de petits grains est rejetée » lors de la phase de nettoyage, qui peut parfois représenter 8 à 10 % des lots. En effet, ces grains contenant peu ou pas d’amande, donnent une farine atypique, et ne peuvent donc pas être valorisés. De plus, la disparité des teneurs en protéines « est importante » (taux entre 11 % et 13,5 %), « ce qui fait varier le débit et sature les outils de production ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.