Le ministère de l’Agriculture a signé le 2e plan de lutte contre le gaspillage alimentaire (2017-2020), le 24 avril. Plusieurs actions doivent accentuer celles mises en place depuis 2013 : organiser les premiers dons de viandes peu transformées, mesurer les efforts déjà réalisés en produisant des indicateurs.
Le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer, dans un communiqué le 24 avril, la signature d’un deuxième Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, pour la période 2017-2020. Il s'agit d'atteindre l’objectif fixé en 2013 de réduire de moitié le gaspillage à horizon 2025. Le ministère précise que le pacte est « en cours de signature » dans les autres ministères concernés par ce combat : l’Écologie, l’Éducation nationale, l’Économie et la Santé. Le plan sera publié lorsque toutes les signatures auront été faites. Il s’articule autour de six groupes de travail (indicateurs, date de péremption, invendus et dons alimentaires, bonnes pratiques, sensibilisation et international) qui doivent « donner un nouvel élan » à la lutte.
Ouverture du don de viandes en 2017
Ce nouveau pacte « acte notamment un engagement de l’État à soutenir en 2017 les dons de viandes peu transformées aux associations d’aide alimentaire », précise le ministère. Depuis 2013, le ministère de l’Agriculture a appliqué à de nouveaux produits alimentaires l’avantage fiscal lié aux dons à des associations caritatives (produits laitiers en 2013, œufs en 2014). Les difficultés sont plus grandes pour les produits carnés selon les espèces. « On ne peut pas donner un porc entier », illustre-t-on au ministère qui travaille déjà avec l’interprofession porcine Inaporc. L’idée serait de concentrer le don sur une période donnée et de fournir des caissettes de pièces de porc. Pour les volailles, c’est plus « simple ». Le don peut être un animal entier, poursuit le ministère. Les travaux ont déjà avancé : « Une expérimentation est en cours avec les Restos du cœur ».
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Mesurer le gaspillage alimentaire
Un axe majeur de ce 2e plan est la mise en place d’indicateurs pour mieux suivre et évaluer les efforts réalisés pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Aujourd’hui, il existe peu de données, même si on sait concrètement où la France en est : 150 kg d’alimentation sont gaspillés par habitant chaque année. Ce plan qui porte jusqu’en 2020 fixe des engagements pour l’État, indépendamment des élections présidentielles, et une vingtaine de partenaires.
L’objectif est de réduire de 50 % le gaspillage alimentaire d'ici 2025