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Viticulture L’Anev se bat à son tour pour le maintien des droits de plantation

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L’Association nationale des élus de la vigne (Anev) a appelé à son tour le 24 novembre le gouvernement français à réunir rapidement à Bruxelles une majorité qualifiée pour s’opposer à la suppression des droits de plantation en viticulture.

A l’issue du Congrès des maires de France qui s’est tenu le 24 novembre à Paris, l’Anev a demandé au gouvernement français d’agir pour réunir avant fin 2011 une majorité qualifiée à Bruxelles en faveur du maintien des droits de plantation, dans le but de faire revenir la Commission européenne sur sa décision de supprimer ces droits. Aujourd’hui, douze Etats membres se sont déjà officiellement opposés à cette suppression, il ne manque plus que 66 voix pour constituer une majorité qualifiée d’Etats au sein du Conseil.
« Il faut convaincre encore quelques gouvernements de s’opposer à cette dérégulation », précise Roland Courteau, co-président de l’Anev et sénateur. « Le gouvernement français doit le faire. Il y a urgence à agir ! » L’Anev a rédigé une déclaration poussant le gouvernement français à agir rapidement. Les élus de la vigne ont demandé à leurs collègues présents au Congrès des maires de relayer cette déclaration auprès du plus grand nombre d’élus en région. Une action qui renforce les opérations de sensibilisation menées par les organisations viticoles. Fin février, un décompte des signataires de cette déclaration et de celle lancée par les organisations viticoles sera fait. Les élus de l’Anev demanderont ensuite des rendez-vous au président de la République, au président du Parlement européen et au commissaire européen à l’Agriculture pour leur remettre ces signatures.
Si rien n’est fait, au 1er janvier 2016, les droits de plantation devraient disparaître. Jusqu’au 31 décembre 2018, les pays qui le souhaitent pourront proroger le système. Mais dès le 1er janvier 2019, « tout le monde pourra planter de la vigne où bon lui semble, sur l’ensemble du territoire de l’Union y compris dans les Etats membres où il n’y a pas de vigne aujourd’hui », note un communiqué de l’Anev. Les conséquences pourraient alors se faire sentir rapidement : hausse de la production viticole et déséquilibre entre offre et demande, craignent les élus.

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