Face à la crise financière qui menace d’assécher les sources de crédits des PME, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a constitué le 24 octobre une cellule de soutien aux entreprises agroalimentaires. Objectif : que les financements aillent aux entreprises qui en ont le plus besoin.
La cellule de soutien que l’Ania vient de constituer a pour objectif « d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain par les entreprises au cours de leurs négociations avec les banques, par le biais d’un sondage sur les conditions de financement », a indiqué l’Ania le 27 octobre. En contact permanent avec les ministères concernés, les institutions financières et les cabinets de conseil, l’Ania fera ainsi savoir « au plus haut niveau tout changement d’attitude injustifié » des banques à l’encontre des entreprises de l’alimentation, signale-t-elle.
Elle salue les déclarations de Nicolas Sarkozy le 23 octobre dernier à Annecy sur la création d’un fonds public d’intervention de 175 milliards d’euros pour les trois ans à venir. Elle souhaite que ce fonds, en faveur des entreprises stratégiques en difficulté, tous secteurs de l’économie confondus, « bénéficie également aux entreprises agroalimentaires ».
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Pour maintenir la compétitivité de l’agroalimentaire, qui transforme 70% des produits agricoles français, « il est impératif de garantir le financement de ses PME », a commenté Jean-René Buisson, président de l’Ania. L’association, qui avait mis en place une « commission compétitivité » en septembre, « a donc décidé d’aller plus loin dans l’accompagnement des entreprises du secteur en créant une cellule de soutien dédiée ».