Abonné

Publicité L’Ania dénonce l’extension à tous les medias de la taxe annonceurs

- - 2 min

A quoi auront servi les préparatifs pour la sortie du décret d’application de la loi de Santé publique instaurant une taxe sur les publicités alimentaires ? Sans concertation aucune, un nouveau texte a été adopté en Conseil des ministres dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale et dont l’article 38 élargit le champ d’application de la taxe à tous les medias, y compris presse écrite, cinéma, affichage et internet, alors que le premier projet ne ciblait que la télévision, la radio et les actions de promotion. Ces dispositions plus contraignantes, passant outre les arbitrages adoptés par les parlementaires en 2004, provoquent l’ire de l’Ania. Le président Buisson y voit « un nouvel alourdissement important des charges pesant sur notre secteur ». « L’instauration de cette taxe de 1,5 % sur les dépenses medias de nos entreprises, le lancement de nouvelles campagnes de publicité dévalorisant nos produits alimentaires et la pression sur la baisse des prix ne peuvent conduire les consommateurs qu’à se détourner de nos produits et engendrent ainsi une situation de déséquilibre par rapport à nos concurrents internationaux », indique un communiqué. De quoi s’interroger, comme le fait l’Ania, sur la volonté affichée des pouvoirs publics de favoriser le développement de la première industrie française !

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

promotion
Suivi
Suivre
sécurité
Suivi
Suivre

Le projet de décret reste à surveiller car il devrait au moins définir quels produits entrent bien dans le champ d’application de la taxe annonceurs, qui doit en principe épargner les produits en l’état ou sans mélange (café, eau, légumes, mais pas forcément la viande ou le jambon…).