Suite à la dynamique lancée par le Grenelle de l’environnement, l’Ania et l’Ilec ont choisi de se mobiliser auprès d’Eco-Emballages afin de contribuer notamment à réduire les déchets à hauteur de 1kg par habitant et par an. Les trois partenaires demandent le soutien des pouvoirs publics pour réaliser cet objectif d’ici 2012.
La gestion des déchets ménagers a été abordée au Grenelle de l’environnement au sein d’un sous-groupe qui a été constitué et doit rendre ses conclusions dans douze semaines. Dans ce contexte, l’Ania et l’Ilec ont décidé de s’associer à Eco-Emballages pour contribuer à réduire les déchets ménagers et à augmenter le taux de recyclage. « 15 ans après le rapport Riboud, la création de Point Vert et la création d’Eco-Emballages, c’était le moment de réfléchir à la manière d’amplifier le succès de ces dernières années et d’accentuer la prévention », explique Bernard Hérodin, directeur général d’Eco-Emballages, dont les adhérents ont montré la volonté d’avancer dans ce domaine. Leurs objectifs principaux restent de diminuer les déchets ménagers à hauteur de 1 kg par habitant et par an (3kg/habitant/an évoqué lors du Grenelle), d’augmenter le taux de recyclage des emballages ménagers, par palier, jusqu’à 75% en 2012 et introduire progressivement, à hauteur de 25% minimum, des produits recyclés dans les bouteilles et flacons en plastique. Les pouvoirs publics sont sollicités pour contribuer à la réussite de ce projet. Les trois associés demandent notamment « l’instauration d’une fiscalité locale incitative, la mise en place de campagnes de sensibilisation du grand public et la levée les barrières réglementaires existantes ». Différentes actions vont ainsi se mettre en place progressivement.
Inciter les entreprises
Dès à présent, afin d’amplifier «l’éco-conception», des actions immédiates pilotées par Eco-Emballages visent à mettre en place 3 500 jours d’accompagnement des PME, en partenariat avec l’Esiec, à l’horizon 2010, à réaliser 1 000 diagnostics effectués par des consultants pendant un ou deux jours sur des sites industriels de grandes et moyennes entreprises d’ici 2011 et à mener, d’ici 2010, 100 démarches globales d’«éco-conception» dans les grandes et moyennes entreprises n’ayant pas encore engagé ce type d’initiative. Les trois partenaires réfléchissent également à la manière de suivre et de concrétiser les progrès de R&D, d’engager des opérations chiffrées et planifiées et de réduire la consommation de matière des emballages de transport. Certes, des mesures seront également déployées pour inciter les consommateurs à réduire leurs déchets, mais Bernard Hérodin a rappelé que « sur les 847 millions de tonnes déchets d’emballages, 5 millions sont des emballages ménagers ».
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Améliorer le logo « Point Vert »
Ce partenariat vise également à promouvoir l’usage du recyclé et notamment en améliorant le fonctionnement économique des marchés secondaires. « Ces marchés représentent 125 millions d’euros. Ce chiffre est à mettre en comparaison avec les 500 millions d’euros de masse globale d’Eco-Emballages. Il y a encore des pistes de développement », indique Bernard Hérodin. Le dernier axe de travail porte sur l’information aux consommateurs. Outre les traditionnels sites Internet et campagne publicitaire, le logo Point Vert pourrait faire l’objet de modifications. « Annoncé en commission d’agrément hier, nous réfléchissons aux pistes d’amélioration de compréhension du logo Point Vert. Cette signalétique est européenne. 32 pays l’utilisent. Donc il va falloir une force de persuasion pour se mettre d’accord. Ces possibles changements sont une initiative qu’il faut européaniser après avoir fait de la France un pays pilote », souligne Bernard Hérodin. L’Ilec et l’Ania ont confié à Eco-Emballages la mission de préparer les actions à approfondir. Cette dernière doit présenter ce rapport aux pouvoirs publics d’ici six mois.