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Agro-alimentaire L’Ania quitte le Medef

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L’Association des industries agroalimentaires (Ania) a décidé le 17 décembre de quitter le Medef, le syndicat des patrons, jugeant trop élevé le montant des cotisations, par rapport aux services rendus.

Après un « long débat » lors de son conseil d’administration du 17 décembre, l’Ania a décidé, à 18 voix pour, 12 voix contre, et 3 abstentions, de quitter le Medef, à compter du 1er janvier 2010. « L’Ania estime trop élevé le montant des cotisations », a déclaré à l’issue son président Jean-René Buisson. « La raison essentielle de cette sortie est la question que l’on se pose depuis un certain temps sur le rapport entre les prestations et les cotisations, le rapport qualité/coût que l’on a », a-t-il précisé.

L’agroalimentaire n’est pas suffisamment prise en compte par le Medef
S’agissant des coûts, le montant de la cotisation de l’Ania au Medef représente un peu plus de 623 000 euros, soit 16% de son budget.
S’agissant des prestations du Medef pour l’Ania, cette dernière estime que la spécificité du secteur agroalimentaire « n’est pas suffisamment prise en compte par le Medef ». Le secteur agroalimentaire « est pourtant un acteur économique et social majeur, qui doit être reconnu en tant que tel », ajoute l’Ania dans un communiqué. « Première industrie française en termes de chiffre d’affaires (162,9 milliards d’euros en 2008), l’agroalimentaire est également le second employeur industriel français (412 500 salariés) et participe à la balance commerciale de la France, avec un solde positif de 6,6 milliards d’euros ».
« Si au moins cette démission permet aux entreprises et aux organisations professionnelles de mener un travail de modernisation de leur représentativité, elle n’aura pas été inutile », a conclu Jean-René Buisson.

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