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Fruits et légumes transformés L’Anifelt se mobilise face à la Commission sur le calcul des aides

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L’Association nationale interprofessionnelle des fruits et légumes transformés (Anifelt) a resserré ses rangs, lors de son assemblée générale, le 30 juin à Saumur (Maine-et-Loire), face à la Commission européenne, sur le calcul des aides aux programmes opérationnels des entreprises de transformation. La Commission cherche en effet à réduire ces aides en les appliquant non plus sur les produits finaux avec leur valeur ajoutée, mais sur leurs matières premières.

L’Anifelt, ensemble des interprofessions des fruits et légumes transformés, a focalisé la plus grande partie de son assemblée générale sur les tentatives de la Commission de rogner les aides aux programmes opérationnels des entreprises de transformation, en les calculant non plus sur les produits à valeur ajoutée, mais sur la matière première. La question du calcul de la valeur de la production commercialisée (VPC), qui sert de base au calcul de ces aides, est un « dossier d’extrême importance », a déclaré Pierre Pagès, le nouveau président de l’Anifelt, élu lors de cette assemblée générale. C’est aussi le plus urgent des dossiers à traiter, car la Commission souhaite boucler cette question avant les vacances de ses fonctionnaires.

« La Commission nous promène » 

« Cela va faire bientôt deux ans que la Commission nous promène » sur ce dossier, a souligné le nouveau président de l’Anifelt. « Depuis plusieurs décennies, nous avons mis en œuvre de véritables stratégies collectives au sein de nos secteurs pour augmenter la valeur ajoutée de nos productions. Il serait incompréhensible et inacceptable que la Commission s’entête et s’enferme dans une logique de petit comptable sur ce dossier », a-t-il expliqué, s’adressant aux congressistes et à l’invité de l’AG, Stéphane Le Foll, eurodéputé du PS. Cette question du calcul des aides est un sujet d’irritation non seulement des professionnels, mais aussi du ministère de l’Agriculture tant en France qu’en Italie et en Espagne. Stéphane Le Foll est dernièrement monté au créneau, en juin, sur ce sujet, estimant qu’il doit être débattu dans le cadre des débats sur la Pac de l’après-2013, et non « en catimini », par la voie réglementaire. Il estime aussi et surtout que le modèle d’aides aux fruits et légumes pourrait servir d’exemple à d’autres secteurs, car il est ciblé sur le soutien à l’innovation et peu budgétivore en comparaison d’autres systèmes.

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