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Fruits et légumes transformés L’Anifelt vigilante sur le maintien des interprofessions

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L’Association nationale interprofessionnelle des fruits et légumes transformés (Anifelt), qui a tenu son assemblée générale le 25 juin, a mis l’accent sur le risque de remise en cause des interprofessions par l’UE.

L’avenir du rôle et des missions des interprofessions a été le sujet phare de l’assemblée générale de l’Anifelt, le 25 juin à Lipsheim (Alsace). « Pour ce qui est des interprofessions en général, de celles du secteur des fruits et légumes et en particulier de l’Anifelt, il est permis de s’interroger sur les missions que l’on souhaite en définitive et à l’avenir leur confier », a déclaré Jean-Pierre Cuxac, président de l’organisation.
Les limites aux actions des interprofessions
La décision prise en décembre dernier par la Commission européenne de classer comme ressources publiques les CVO (1) « n’est pas sans conséquence et indique clairement les limites que la Commission entend fixer aux actions des interprofessions, qu’elles soient ou non sous le régime des CVO ». « Le fait interprofessionnel reste une exception européenne et nombreux sont ceux qui considèrent qu’il n’est que le faux nez de pratiques et d’accords visant à entraver le fonctionnement “normal” des marchés », a souligné Jean-Pierre Cuxac.
Le président de l’Anifelt a salué l’initiative de l’État français décidant d’engager un recours en annulation de cette décision, suite à la demande pressante des interprofessions et des organisations professionnelles et syndicales nationales, car avec l’application de cette décision européenne « c’est le fonctionnement même des interprofessions qui pourrait être remis en cause ». Beaucoup d’entre elles pourraient par ailleurs, en renonçant à l’extension de leurs accords, « voir leur champ d’intervention fortement réduit ».
Les événements du secteur laitier sont aussi là pour le rappeler : « Les interprofessions ont un rôle majeur à tenir ». Quand elles sont absentes, a-t-il poursuivi, ou quand elles sont dans l’impossibilité de trouver les accords nécessaires au bon fonctionnement des filières, c’est alors à l’État qu’il appartient en ultime ressort d’intervenir. « Qu’en serait-il alors de l’intervention publique en cas d’absence généralisée d’interprofession ? ».
Le président de l’Anifelt a rappelé que les intérêts des producteurs et des transformateurs de fruits et légumes « sont étroitement liés » et que l’Anifelt compte mettre à profit les prochains mois pour « obtenir au niveau européen et national un cadre particulier », réservé aux acteurs de l’amont et de l’aval des filières des fruits et légumes transformés.
(1) CVO : Cotisations volontaires obligatoires.

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