Un bovin d’un élevage de Ferrière-en-Parthenay (Deux-Sèvres) a été abattu après avoir été identifié comme porteur de la fièvre catarrhale ovine. L’animal avait été importé de Belgique. Par ailleurs, des mesures d’assouplissement ont été adoptées pour autoriser la circulation des animaux vivants. Un premier comité de suivi de la maladie s’est réuni le 20 septembre au ministère de l’Agriculture.
La fièvre catarrhale ovine fait toujours l’objet de toutes les attentions en France. Un nouveau cas a été annoncé le 20 septembre par le ministère de l’Agriculture sur un bovin élevé dans les Deux-Sèvres. L’animal provenait de Belgique et a été introduit en France le 22 août 2006. Originaire d’une zone infectée, il a été abattu pour empêcher toute diffusion de la maladie. Ce cas survient après la découverte de trois cas dans le département des Ardennes et d’un cas dans celui du Nord. Les 430 bovins d’engraissement, en contact avec l’animal depuis son introduction en France, sont consignés et mis sous surveillance.
Pas de modification du zonage
La découverte de ce nouveau cas ne modifie pas la définition des zones réglementées établies pour prévenir la diffusion de la maladie en France. Le ministère de l’Agriculture considère en effet que le bovin, importé de Belgique, a été infecté dans son pays d’origine et n’a pas véhiculé l’insecte vecteur de la maladie jusque dans les Deux-Sèvres. Pour mémoire, le virus n’est pas contagieux entre ruminants ; il ne peut se transmettre que par la piqure d’un moucheron appelé culicoïde. Les analyses sérologiques réalisées sur les 418 bovins de l’élevage des Deux-Sèvres se sont en outre toutes révélées négatives. Le département conserve donc son statut de zone indemne de fièvre catarrhale. A l’inverse, les 4 cas découverts début septembre sur des bovins dans le Nord et les Ardennes a entraîné la mise en place de mesures sanitaires strictes, les pouvoirs publics estimant que le virus circulait dans l’environnement.
Comité de suivi
Un comité de suivi de la fièvre catarrhale et de ses conséquences en France a également été mis en place. Sa première réunion s’est tenue le 20 septembre avec les représentants des filières bovines et ovines. La rue de Varenne précise que les mesures sanitaires mises en œuvre, notamment l’interdiction des mouvements des ruminants hors de zones réglementées, sont « indispensables » pour éviter la diffusion de la maladie vers de nouvelles régions d’élevage et fournir les garanties attendues par les pays importateurs de nos animaux ou leurs semences et embryons. De plus, des solutions ont été mises en œuvre pour permettre l’abattage de bovins et d’ovins en zone limitrophe des périmètres règlementés, autoriser la circulation des semences d’animaux sous certaines conditions, et, plus récemment, permettre la sortie des veaux de huit jours des périmètres interdits vers les zones de protection (voir encadré).
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Un accord a également été conclu entre l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la France, pays touchés par le même virus, pour autoriser la circulation des animaux vivants entre les zones de protection de ces cinq pays. Cet accord concerne particulièrement les éleveurs de veaux de huit jours produits dans la zone réglementée française. Le ministère précise que les mesures sanitaires prises ont permis de maintenir l’activité commerciale dans la zone indemne, et en particulier les flux d’exportation des broutards vers l’Italie et l’Espagne. Au nom de la solidarité interprofessionnelle, Dominique Bussereau souhaite que des places d’engraissement de broutards dans la zone règlementée soient réservées aux animaux provenant de cette zone.
Un observatoire des prix a été mis en place par l’Office de l’élevage. Un plan de soutien aux producteurs de veaux de huit jours et de broutards est enfin à l’étude.