L’Anses a relevé depuis 2009 (date de la mise en place d’un dispositif national de vigilance) 49 signalements d' "effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation" des compléments alimentaires promettant de développer les muscles ou de faire fondre les graisses, note l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un avis publié le 19 décembre 2016. Parmi les substances visées : la créatine, les protéines du lait et la DHEA, qui visent à augmenter la masse musculaire. Pour les "brûleurs de graisse", il s’agit notamment d’extraits de plantes (tamarinier de Malabar, magnolia officinalis, etc.) et de nutriments comme la choline et la L-carnitine. Leurs effets, "potentiellement graves" pour certains, sont majoritairement cardiovasculaires (tachycardie, arythmie et AVC) et psychiques (troubles anxieux et de l’humeur). Pourtant leur consommation "tend à se développer dans d’autres disciplines sportives", notamment la créatine dans le rugby. De plus, ils sont en vente libre, sur internet ou dans les magasins de sport, sans encadrement médical ou conseils de professionnels de santé, observe l’Anses. Aussi, l’agence "déconseille l’usage" de ces compléments aux personnes "présentant des facteurs de risque cardiovasculaire" ou souffrant d’une maladie cardiaque, d’insuffisance rénale, d’une altération des fonctions du foie ou de troubles neuropsychiatriques. En outre, elle critique "l’absence de données d’efficacité scientifiquement démontrée" de ces produits dits "brûleurs de graisse" ou "volumisateurs" des muscles.
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