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Lanson BCC : incertitudes sur l’activité en raison du coronavirus

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Plusieurs maisons de champagne ont arrêté leurs activités en cave en raison des mesures de confinement, mais poursuivent leurs activités dans les vignes, a indiqué Bruno Paillard, le p.-d.g. de Lanson BCC le 18 mars. « L’activité sera partiellement arrêtée dans beaucoup de nos maisons d’ici la fin de la semaine », notamment le dégorgeage, l’étiquetage et le conditionnement des bouteilles, ainsi que la facturation, a-t-il ainsi détaillé, à l’occasion d’une conférence téléphonique pour la présentation des comptes 2019.

Lanson qui avait déjà révisé à la baisse ses objectifs 2019 lors de la publication fin janvier de son chiffre d’affaires annuel (Agra Alimentation du 5 février 2020) a confirmé que ses résultats n’étaient « pas satisfaisants ». Ils sont toutefois moins catastrophiques « que ce que l’on pouvait craindre », selon le dirigeant, qui espère que la crise sanitaire actuelle sera achevée avant le dernier trimestre de l’année durant lequel se réalise la moitié du chiffre d’affaires.

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En 2019, Lanson a donc enregistré un repli de 19,5 % de son résultat opérationnel à 17,63 M€, pour un chiffre d’affaires de 250,29 M€ (-9,8 %). La marge opérationnelle passant ainsi de 7,9 % à 7 % en 2019. « La partie la plus difficile l’an dernier a été la grande distribution et le marché français », sur lequel Lanson « perd du terrain depuis une dizaine d’années », a expliqué Bruno Paillard. La baisse de rentabilité sur le champagne vendu en supermarché est directement liée à l’encadrement des promotions prévu dans la loi Egalim. « Il a fallu que chacun prenne ses marques vis-à-vis de la loi, mais je ne suis pas favorable à ce que la loi soit modifiée », a-t-il ajouté. Le groupe vise désormais une stratégie haut de gamme de valorisation du champagne. « La loi a permis de mettre fin aux promotions abusives qui ont fortement abîmé l’image du champagne et fait baisser sa rentabilité », a précisé Bruno Paillard.

Côté bilan, la dette nette de Lanson qui s’élève à 540,3 M€, rapportée aux fonds atteint 1,87 (gearing), soit « un niveau normal en Champagne en raison de l’importance du stock en vieillissement », souligne l’entreprise et en diminution constante depuis un plus haut de 5,68 fin 2006 après l’acquisition de Maison Burtin et de Champagne Lanson.