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Epidémio-surveillance L’APCA et la FNLON proposent un système d’information commun

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Dans le cadre du futur réseau d’épidémio-surveillance, l’APCA et la FNLon ont annoncé le 23 juillet qu’elles proposaient un système d’information commun. Celui-ci se fonde sur Ceres, un outil développé par la FNLON. Il n’est pas dit que la proposition des deux organisations fasse l’unanimité auprès des partenaires du futur réseau.

La FNLon (Fédération nationale de lutte contre les organismes nuisibles) et l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) veulent travailler ensemble, expliquent-elles dans un communiqué commun diffusé le 23 juillet. Les deux organisations y précisent qu’elles ont signé une convention de partenariat « au service de la profession agricole ». Leur collaboration a véritablement commencé l’an passé, au travers du projet Casdar (Compte d’affectation spécial pour le développement agricole et rural) relatif à l’établissement des protocoles d’observation dans le cadre de la surveillance biologique du territoire. C’est d’ailleurs sur ce dossier que les deux organisations veulent faire valoir leur nouveau partenariat. Dans leur communiqué, elles indiquent qu’elles proposent « un système d’information fiable, ouvert à l’ensemble des partenaires, permettant de recueillir toutes les données d’observations, de les traiter, de les utiliser pour la rédaction des bulletins de santé du végétal ». Il se fonderait sur l’observatoire Ceres, un outil que la FNLon qualifiait dans un communiqué daté du 18 mars d’ « innovant » et s’inscrivant « directement dans la dynamique impulsée par la circulaire » ministérielle sur le réseau d’épidémio-surveillance du territoire.

Enjeu stratégique
L’idée des deux organisations consiste à généraliser l’utilisation de cet outil, tant en région qu’au niveau national, dans l’attente d’une base de données publique. Voulue par le ministère, celle-ci ne serait vraisemblablement pas prête avant deux ans. La FNLon et l’APCA veulent travailler avec les autres partenaires du réseau d’épidémio-surveillance, qui s’organise petit à petit en région. Sauf que la mise en place de ce réseau reste complexe, les intérêts des différents acteurs demeurant divergents sur plus d’un point, notamment sur l’outil à utiliser pour la collecte de données. L’enjeu est stratégique, notamment pour les opérateurs économiques qui peuvent avoir déjà conçu des dispositifs à leur propre usage. Les chambres d’agriculture ayant par construction la présidence des comités régionaux, cette annonce d’un partenariat renforcé de l’APCA avec l’un des acteurs du réseau peut ne pas être du goût de tous les partenaires. « Nous avons envoyé un courrier à tout le monde avant la parution du communiqué », indiquait-on à l’APCA le 23 juillet. Une réunion est prévue en septembre pour faire le point. Un rendez-vous nécessaire… Surtout si les esprits s’échauffent pendant l’été.

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