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L’Apli manifeste à proximité de son ministère de l'Agriculture

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Sylvain Louis, président de l’Apli, qui compte aujourd’hui 800 adhérents, et Boris Gondouin, représentant de l’Apli à l’European Milk Board, ont été reçus par la conseillère de Didier Guillaume, Nathalie Barbe, le 14 mai, pendant qu’une vingtaine d’adhérents manifestaient leur soutien, à proximité du ministère. Ils y ont réitéré leurs demandes : la formation du prix à partir des coûts de production des agriculteurs, la mise en place d’organisations de producteurs au sein des coop et le besoin de régulation de la production.

« La France doit être le précurseur en Europe pour dire qu’il faut partir des coûts de production dans la négociations des prix comme le prévoit la loi Egalim », défend Boris Gondouin. Pour lui, il n’y a eu aucune amélioration du prix du lait malgré les accords passés entre la grande distribution et les industriels. Le "ruissellement" ne se fait pas. « La conseillère du ministre nous a assuré que la situation va évoluer du fait d’un renforcement des contrôles, pour qu’ils [industriels et distributeurs, N.D.L.R.] respectent la redistribution », témoigne l’éleveur.

Arguant que la solution ne sera pas française mais bien européenne, l’Apli prône la mise en place d’un programme de responsabilisation face au marché : lorsque le prix du lait descend au-dessous d’un certain seuil, la régulation de la production s’enclenche. « Ce que je retiens, c’est qu’il y a toujours la vision de l’exportation. Mais il est hors de question d’exporter si cela n’apporte aucune valorisation », regrette Boris Gondouin à la sortie du rendez-vous. « C’est l’exportation qui fait baisser le prix du lait », assure-t-il.

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Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne, est venu grossir les rangs. « Nous ne sommes pas d’accord sur tout mais sur la régulation des volumes, oui », revendique-t-il.

« C’est l’exportation qui fait baisser le prix du lait »