L’appli qui prend en compte le degré de transformation des produits a mis en place un modèle économique reposant sur la co-création des produits et les tests auprès des consommateurs. Ses fondateurs prévoient une levée de fonds en 2019.
Alors que des études associent ultra-transformation des produits alimentaires et risque accru de certaines pathologies, l’application ScanUp, créée en 2017, permet au grand public d’être renseigné sur ce point particulier. « L’application permet d’accéder au degré de transformation de chaque produit en se basant sur la méthode d’évaluation et de transformation des aliments mise au point par la start-up Siga », explique Caroline Péchery, cofondatrice de ScanUp avec Adrien Dumitresco. Siga, dont les données ne sont pas ouvertes, a déterminé 9 stades de transformation, selon une méthode inspirée de la classification Nova qui en compte 4 seulement. Les 15% de produits les moins transformés d’une même catégorie de produits sont labellisés et obtiennent le label Siga.
Faire participer les consommateurs à la création de produits
Le service rendu par ScanUp étant gratuit pour l’utilisateur final, les créateurs de l’application ont mis au point un business model basé sur deux sources de revenus. « Nous mettons au service des industriels des outils de co-création de produits basés sur les attentes des clients », déclare Caroline Péchery. En clair : les utilisateurs qui le souhaitent répondent gracieusement à un questionnaire sur leurs attentes pour un produit donné. « Notre premier produit co-construit est une pizza commercialisée par Franprix au rayon du snacking chaud », poursuit la co-fondatrice de ScanUp. Parmi les projets : 4 produits en cours de co-construction avec Franprix, et 10 produits pour des marques nationales devraient voir le jour en 2019. Caroline Péchery discute actuellement avec le groupe Casino pour étendre l’expérience menée avec Franprix à d’autres MDD du groupe Casino.
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Autre source de revenus : les enquêtes menées auprès des consommateurs. Il s’agit dans ce cas de mieux connaître l’avis de consommateurs de produits. Lesieur et Franprix font partie des premiers clients de ScanUp pour cette activité.
Dans les prochains mois, ScanUp compte bien amplifier son volume d’activité, tant en termes de revenus que d’utilisateurs, dont le nombre devrait atteindre les 100 000 début 2019, contre 70 000 actuellement. Et pour financer le recrutement de collaborateurs pour la partie commercial et marketing, les fondateurs envisagent une levée de fonds au printemps prochain. « Nous souhaitons mobiliser environ 400 000 euros auprès de business angels », prévoit Caroline Péchery. Ce sera alors la première levée de fonds, ScanUp ayant jusqu’à maintenant bénéficié du soutien de Bpifrance et de la région Bourgogne-Franche-Comté.