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L’après 2020 s’assombrit

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Ce n’est pas une surprise. Le document « de réflexion » de la Commission de Bruxelles sur « l’avenir des finances de l’UE » ne présage rien de bon pour l’agriculture. Compte tenu du départ des Britanniques et de nouvelles urgences, la caisse commune risque d’enregistrer après 2020 un trou de quelque 20 milliards € par an par rapport à l’enveloppe actuelle. À moins que les Vingt-sept ne fassent preuve d’une générosité a priori improbable. Du coup, la Pac – 400 milliards € sur la période 2014-2020 – est dans le collimateur, de même que la politique de cohésion. Le document de l’exécutif européen consacre d’ailleurs un long chapitre à sa « réforme ». Et suggère entre autres de réfléchir à une « réduction des paiements directs aux grandes exploitations » ou bien à leur « cofinancement national ». Une éventualité que rejettent totalement les organisations professionnelles. Imaginative, la Commission tire les conséquences financières de cinq scénarios retraçant l’évolution possible de l’action commune, du « moins » à un peu plausible « beaucoup plus » en passant par une révision « radicale ». Quatre d’entre eux tablent sur une baisse du budget pour l’agriculture. Des prévisions jugées « choquantes » par l’eurodéputé Michel Dantin qui parle d’un « très mauvais signal ». Cette « réflexion » bruxelloise risque en tout cas de plomber les discussions sur la « modernisation » de la Pac. Au moment, de plus, où l’UE multiplie des négociations commerciales internationales dont l’issue inquiète déjà les producteurs européens.

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