L’accord datant de 1997 sur les modalités de fixation du prix du lait a vécu ses derniers jours, le 21 octobre. Pour la dernière fois, les évolutions des différents index (produits industriels et produits de grande consommation exportés) de cet accord ont été validées par les différentes familles du secteur dans le cadre de la réunion du comité de suivi. Ils ressortent à - 2,57 euros/1000 litres, soit une baisse de 1,69 centime de francs/litre au quatrième trimestre.
L’accord de 1997 déterminant les modalités de fixation de prix du lait n’a pas survécu à la tendance baissière que connaît le marché laitier depuis le début 2002. Les industriels qu’ils soient privés ou coopératifs ont tiré la sonnette d’alarme début septembre en adressant respectivement un courrier au Cniel (interprofession laitière) dans lequel ils ont « dénoncé » l’accord de 1997. Pour la dernière fois, les évolutions des différents index de cet accord (les produits industriels comme le beurre et la poudre ; les produits de grande consommation exportés) ont été validées par les familles du secteur dans le cadre de la réunion du comité de suivi le 21 octobre. Ils ressortent à - 2,57 euros/1000 litres, soit une baisse de 1,69 centimes de francs/litre au quatrième trimestre. Dans le détail, les calculs d’indexation du 4 ème trimestre s’affichent à 0,004 euro/1000 litres pour les produits industriels et à - 2,61 euros/litres pour les produits de grande consommation exportés. Ces chiffres marquent le 8 ème trimestre de baisse consécutive du prix du lait.
« Culture de marché »
D’ici à l’année prochaine, les différentes familles professionnelles du secteur laitier devront trouver un terrain d’entente pour être en mesure de donner une orientation pour le prix du lait du premier trimestre, dès janvier 2004. Les industriels plaident pour un changement drastique des modalités de fixation du prix du lait et ne souhaitent pas une simple renégociation de l’accord.
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Du côté de producteurs, l’idée d’une « modernisation » de l’accord est acquise. Elle doit s’orienter autour d’une « culture de marché » et « d’une valorisation maximale des produits laitiers ». L’intégration de l’évolution du prix des PGC du marché français dans les calculs doit « gagner en automatisme » soulignent les producteurs.
Le lissage en question
Pour la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait), il faut « un accord » et ne pas céder à la tentation d’une contractualisation entre les entreprises et les producteurs. Ce qui est sûr est que le « lissage » à 50 % des index liés aux PGC exportés et aux produits industriels dans le calcul de l’incidence de ces tendances sur le prix à la production est contesté par les industriels. La FNPL dans ses réflexions sur l’évolution de l’accord sur le prix du lait intègre la suppression du lissage et envisage des ajustements de prix respectant certaines bornes (serpent monétaire laitier!) suivant les évolutions des marchés européens. La réflexion est encore très « prospective » indique-t-on du côté d’Atla (Association de la transformation laitière française). La négociation commence à peine.