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L'Argentine met de grands domaines à disposition des start-up

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La branche numérique de l’Institut européen de l’innovation et des technologies (EIT Digital) planche sur une nouvelle plateforme de l’internet des objets (IoT) pour aider les agriculteurs à réduire les pesticides.

L'Argentine met de grands domaines à disposition des start-up

Entretien avec Pablo Hary, l’un des quatre membres du directoire de Nest, le dernier né des incubateurs de start-up agricoles argentins. Il nous présente l'écosystème argentin de l'agtech.

Le lancement officiel de Nest a eu lieu ce mois-ci, d’où partez-vous ?

Nous avons démarré il y a six mois en investissant notamment dans la start-up Sima, qui fait du monitoring de ravageurs et de cultures, et Auravant, qui prescrit la fertilisation azotée en blé et maïs par imagerie satellitaire et l’usage de drones. Nous sommes basés à Buenos Aires et Rosario, à la recherche de nouveaux projets.

Dans quel contexte lancez-vous en Argentine, ce mois-ci officiellement, votre accélérateur de start-ups agricoles, Nest ?

Il y a une profusion de projets axés sur la commercialisation des machines agricoles, des intrants, du bétail et sur le monitoring des cultures. Un écrémage va se faire naturellement sous peu.

Quatre incubateurs autres que nous sont déjà présentes en Argentine dans le secteur : NXTP Labs, qui fait des investissements de 250 000 à un million de dollars ; Endeavor et Wayra, qui évaluent un grand nombre de projets ; Frontec, du célèbre agro-entrepreneur du soja Gustavo Grobocopatel. Il s’intéresse surtout au big-data. AACREA aussi promeut de jeunes pousses de l’agro-tech avec son CREA Lab.

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Quel est votre méthode pour faire monter en puissance les entreprises sélectionnées par Nest? Quels sont vos atouts?

Nous sommes à la fois un business angel et un accélérateur. Nous nous engageons pleinement dans l’évaluation de projets, selon la méthode du parrainage, avec des dotations importantes à la clef, à partir de 100 000 dollars, allouées à trois à six projets par an.

Chacun de nos parrains, baptisés les « Nestros », sont des producteurs de grains et entrepreneurs référents du secteur, comme Elio Martin, fondateur de GeoAgris, spécialisé dans la télémétrie de machines agricoles, et Alejandro Larosa, directeur de Agrofy, le premier marché on-line d’Argentine de machinisme et d’intrants.

De plus, nous facilitons aussi l'arrivée des start-ups dans la région, depuis l’insertion dans les réseaux d’affaires, jusqu’au test de leur produit à grande échelle. À deux ou trois, nous pouvons facilement mettre à leur disposition 20 000 hectares. Les accélérateurs traditionnels ne disposent pas de telles ressources.

Êtes-vous réceptifs à des technologies venues de l’étranger ?

Bien sûr. Nous confirmons la vocation de l'Argentine à recevoir des projets aboutis, ou pas, sur son territoire pour y tester de nouvelles technologies à grande échelle.

 Par notre correspondant en Amérique du Sud, Marc-Henry André