Loin de la crise de surproduction des années 90, l’appellation armagnac a vu ses ventes bondir de 17 % l’an dernier ; elle profite d’un véritable engouement tant sur ses marchés traditionnels que dans de nouveaux pays comme la Russie.
Les ventes d’armagnac ont progressé de 17 % en 2007 par rapport à 2006, a indiqué à Paris le président du Bureau national interprofessionnel armagnac (BNIA), Pierre Tabarin.
Il a fait état de « deux années favorables après une quinzaine d’années difficiles », lors d’une conférence de presse, précisant que, selon les chiffres de fin novembre 2007 le total des ventes avait été de 16 540 hectolitres d’alcool, équivalent à plus de six millions de cols.
Ce chiffre inclut 2,4 millions de cols en France, 1,8 million de cols à l’exportation et 1,8 million de cols – en France et à l’export – pour les autres liqueurs d’armagnac utilisées notamment dans les plats cuisinés.
Les ventes globales d’armagnac se décomposent comme suit : 36 % pour les un à trois ans d’âge, 31% pour les quatre à neuf ans et 33 % pour les plus de dix ans. Le président du BNIA a expliqué que ces ventes étaient « équilibrées avec un tiers des ventes au delà de dix ans d’âge, ce qui confirme que la vente se fait sur des produits âgés et de bonne qualité ».
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Boom des ventes en Russie
Il a souligné que le marché le plus important était « au Royaume Uni pour des raisons historiques et en Russie où les ventes ont été en hausse de 41% » en 2007. Les ventes ont été bonnes également aux Etats-Unis (+19%), en Italie et en Allemagne, selon M. Tabarin.
D’une manière générale, il a expliqué qu’on était loin de le crise de surproduction des années 90/92 où il y avait près de 20 ans de stock. « Nous avons actuellement onze ans et demi de stock. Nous gérons mieux et l’objectif dans les années à venir est d’avoir 7/8 ans de stock ».
L’Interprofession va, selon M.Tabarin, « développer l’œnotourisme » dans la région de production (Gers, Landes et Lot-et-Garonne) et « développer les moyens accordés aux actions commerciales à l’étranger, en ciblant trois pays : Royaume-Uni, Etats-Unis, Russie ».