Remise en cause par une majorité d’Etats membres lors du dernier Conseil agricole , la proposition de la Commission européenne de supprimer dès cette année l’intervention sur le maïs est aussi vivement contestée par les organisations agricoles européennes.
Les organisations agricoles européennes minimisent les problèmes logistiques rencontrés par la Hongrie mis en avant par Bruxelles pour se priver de l’intervention qui, expliquent-elles, a, à certaines occasions, un rôle essentiel de régulation de marché. Elles constatent qu’il n’y a pas dans l’immédiat de risques de mises massives à l’intervention, car les prix des céréales, du maïs en particulier, évoluent de manière favorable au niveau mondial. Par ailleurs, du fait d’une transformation accrue de maïs en bioéthanol, les stocks hongrois, estimés par les professionnels à 6,3 millions de tonnes en 2007 et à 3,5 Mt en 2011, pourraient avoir pratiquement disparu (moins de 100 000 tonnes) en 2013.
Les milieux agricoles tablent sur l’incorporation de 2,7 Mt de maïs dans le secteur des biocarburants en 2013 contre 50 000 tonnes aujourd’hui, étant donné que la Hongrie est en train de construire des usines pour fabriquer du bioétahnol qui seront opérationnelles à court et moyen terme.
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Enfin, les organisations agricoles soulignent que les problèmes rencontrés par la Hongrie pour exporter son maïs vers les autres Etats membres, du fait de son enclavement et de son éloignement des ports maritimes, ont pu être en partie résolus grâce à un recours plus fréquent aux transports routier et ferroviaire.