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Tomates transformées L’Australie veut se protéger contre les importations

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Une enquête en vue de l’application éventuelle de mesures de sauvegarde a été ouverte par l’Australie sur les tomates en boîte en provenance principalement de l’Italie, de l’Argentine, de l’Allemagne, de la Turquie et des États-Unis.

L’Australie a notifié le 27 juin à l’organe compétent l’OMC qu’elle avait ouvert le 21 juin une enquête en matière de sauvegardes sur les tomates en boîte. Cette procédure vise « en premier lieu » les importations originaires de l’Italie, de l’Argentine, de l’Allemagne, de la Turquie et des États-Unis. La Nouvelle-Zélande et Singapour, qui sont liés par des accords commerciaux avec Canberra, en sont exclus.
Selon les règles de l’OMC, un pays membre peut déclencher une mesure de sauvegarde, c’est-à-dire restreindre temporairement les importations du produit concerné, seulement s’il s’avère que l’augmentation de celles-ci cause un préjudice grave à ses producteurs.
 
Un progression de plus de 12 % en 2011-2012
Pour justifier l’ouverture d’une enquête demandée par ses producteurs, l’Australie fait valoir que ses importations de tomates en boîte (hormis celles en provenance de la Nouvelle-Zélande et Singapour) ont progressé de 12,15 % entre 2010-2011 (année fiscale) et 2011-2012, passant de 41,023 à 46,007 millions de tonnes.
Canberra souligne aussi que la part des importations de tous les produits transformés à base de tomate dans la consommation nationale (en équivalent tonnes brut) est passée de 30 % en 2001-2002 à plus de 70 % aujourd’hui. Parallèlement, la production australienne de tomates transformées, y compris les tomates en boîte, a baissé de 271 000 t en 2010-2011 à 87 000 t en 2010-2011. Et le nombre de fournisseurs, qui était à peu près stable (30 environ) décline également depuis 2008, tombant à 22 en 2010-2011 à environ 16 en 2011-2012.

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