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Traitement de semence L’autorisation d’utilisation du Cruiser renouvelée pour un an

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Le ministère de l’Agriculture a, une nouvelle fois, autorisé pour une durée d’un an l’utilisation du Cruiser en traitement de semences de maïs. Le syndicat apicole Unaf, qui dénonce les dangers de cet insecticide pour les abeilles, se dit scandalisé par cette décision. Par ailleurs, à partir de 2011, les traitements de semences entreront dans le cadre du plan Ecophyto 2018, a annoncé le ministère.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé mercredi 8 décembre le renouvellement pour un an de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’insecticide Cruiser en traitement de semence sur maïs. « L’autorisation délivrée reste accompagnée de conditions d’usage sécurisées, notamment l’obligation de mise en place de déflecteurs sur les semoirs pneumatiques imposée depuis 2009, qui seront soumises à des contrôles renforcés », assure le ministère. « Cette autorisation fait suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010 qui conclut que l’usage de la préparation Cruiser 350 sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine femelle ne présente pas de risque pour l’environnement », indique le ministère de l’Agriculture. Une nouvelle évaluation de la molécule sera demandée à l’Anses l’année prochaine.

L’Unaf proteste

L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), a vivement dénoncé cette décision dans un communiqué du 9 décembre. Selon le syndicat, des cas avérés d’intoxication des abeilles au thiametoxam (substance active du Cruiser) ont été mis en évidence mais « l’Afssa comme d’habitude, réfute ce lien de causalité et invoque des causes multifactorielles ». « Face à une législation qui n’autorise les pesticides qu’en cas de certitude de leur innocuité mais pour 10 ans, le ministère de l’Agriculture a inventé de toutes pièces un système d’autorisation annuelle indéfiniment renouvelable, en l’absence de certitude sur l’innocuité », accuse l’Unaf.
Par ailleurs, à compter de 2011, l’usage des semences enrobées sera comptabilisé dans les objectifs du plan Ecophyto 2018. Comme le prévoit le Grenelle de l’environnement, le projet de loi de finances rectificative actuellement en discussion au Parlement prévoit d’élargir aux semences enrobées le paiement de la redevance phyto prévue par le Code de l’environnement.

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