L’Iteipmai (institut technique de la filière des plantes à parfum, médicinales et aromatiques) a annoncé le 8 octobre le lancement d’une étude sur la cécidomyie du lavandin. Cet insecte diptère ravage les lavanderaies depuis de nombreuses années et singulièrement depuis 2020, à la suite de la suppression du principal produit phytosanitaire efficace pour sa lutte. « Depuis les trois dernières années sans aucune solution de lutte, les attaques de cécidomyies se multiplient et s’intensifient, réduisant fortement la durée de vie d’une parcelle et donc sa rentabilité, explique l’Iteipmai. La gestion chimique permettait la maîtrise des dégâts et malheureusement peu d’études ont été conduites sur la biologie de l’insecte, ses interactions avec les pratiques agricoles ou encore ses ennemis naturels potentiels ».
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Le projet, qui court de 2024 à 2028, est porté par l’Iteipmai et associe plusieurs partenaires (Crieppam, Inrae Sophie Antipolis et Cirad). Il vise à « acquérir des connaissances scientifiques autour de l’insecte indispensables aux développements de futures méthodes de luttes efficaces, respectueuses de l’environnement et adaptées aux problématiques du changement climatique », explique l’institut technique. Le projet devrait couvrir l’ensemble de la problématique : cycle biologique, impact des conditions climatiques, détermination des facteurs variétaux influençant la fréquence d’attaques, corrélations entre intensité des dégâts, pratiques culturales et effets du paysage… Un panel de parcelles regroupant différentes pratiques agricoles devrait permettre le suivi d’attaques des cécidomyies, la recherche de ses potentiels ennemis naturels et l’identification des solutions de luttes alternatives.