Un peu plus de deux ans après son intégration au sein du groupe Delmotte, la société Délices de Ninon est de nouveau mise en redressement judiciaire, assorti d’une période d’observation de deux mois. L’administrateur judiciaire du dossier se donne jusqu’au 2 décembre pour accepter ou non un plan de continuation. Sur son exercice clos au 31 mars 2008, Délices de Ninon a enregistré une perte nette de 1,4 million d’euros.
Sauvée il y a plus d’un an du dépôt de bilan grâce à sa reprise par le groupe Delmotte, la société Délices de Ninon a de nouveau été mise en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Dinan, dans les Côtes-d’Armor. Sous période d’observation pendant deux mois, la société corrézienne connaîtra son sort au début du mois de décembre, l’administrateur judiciaire devant statuer sur le plan de continuation. A l’heure actuelle, deux repreneurs présents dans le secteur de la pâtisserie se seraient montrés intéressées, selon Christophe Delmotte, p.-d.g. du groupe éponyme. Ce dernier avait repris la société en juillet 2006 Cf Agra alimentation n°1937 du 13/07/2006 page 21 après avoir passé un an en redressement judiciaire. L’offre de la filiale de la coopérative de Broons avait eu les faveurs du tribunal par rapport à celles proposées par Gérard Joulin, nouveau p.-d.g. de Pain Naturel, et le fondateur des Délices de Ninon, Claude Lachaize.
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Dégradation de la marge brute
« La hausse très importante des matières premières et une mauvaise productivité due à des séries courtes et à des produits de faibles grammages ont dégradé notre marge brute passée de 68% à 58% », justifie Christophe Delmotte qui pensait en 2007 pouvoir retrouver l’équilibre sur son exercice en cours. Implantée à Malemort-en-Corrèze et spécialisée dans la pâtisserie surgelée haut de gamme, Délices de Ninon a clôturé son exercice 2008 avec une perte nette de 1,4 million d’euros, pour un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, en progression de 20%. « Nous avons essayé différentes solutions, mais nous n’avons pas réussi ce que nous voulions », confie le p.-d.g. déçu. Délices de Ninon devrait donc passer dans de nouvelles mains, après avoir été dix ans dans le giron d’Unilever, quatre ans dans celui de CSM avant d’être reprise par l’un de ses cadres, Bernard Châtillon, et finalement par le groupe Delmotte.