Abonné

Volaille/Crise L’avenir de Doux demeure toujours flou

- - 3 min

Le groupe Doux avait convoqué le 11 juin un comité central d’entreprise au cours duquel les salariés ont pu rencontrer pour la première fois, dans un hôtel de Quimper et non au siège de Châteaulin devant lequel des salariés de Doux frais manifestaient, Didier Calmels, nouvel actionnaire de la société. Celui-ci a en effet confirmé avoir racheté, il y a deux semaine, la créance de 152 millions d’euros détenue par la Barclays qui lui donnera une participation de 64% au capital de Doux. Il a toutefois précisé aux membres du CCE, ne pas vouloir s’impliquer dans la gestion opérationnelle du groupe et ne pas participer aux conseils d’administration, nous a précisé Patricia Le Bars, représentant la CFDT au comité central d’entreprise. La direction opérationnelle sera assurée par Jean-Charles Doux, p.-d.g. et Arnaud Marion, manager de crise. De même, il n’a pas voulu s’engager sur la durée de son engagement au sein du groupe, disant pouvoir être présent 5,8 ou 10 ans. Il a également informé le CCE que les discussions avec la société brésilienne JBS avait conduit à un abandon de la créance de la filiale brésilienne de Doux.

Des incertitudes

Didier Calmels n’a guère donné de précisions sur les grandes orientations stratégiques du groupe. Il a seulement évoqué que les 18 mois à venir seraient sans doute agités en raison des incertitudes quant au maintien des restitutions à l’exportation que Bruxelles souhaite supprimer. Il a également affirmé que le groupe se devait de trouver de nouveaux débouchés à l’exportation, sans donner davantage de précision. Les syndicats font remarquer qu’à aucun moment, n’a été évoqué l’avenir de la Soprat, spécialisée dans les produits panés de volaille. Un prochain rendez-vous avec les salariés a été fixé au 17 juin, et il sera notamment évoqué le sujet des indemnisations des salariés de Doux Frais (Pleucadeuc, Sérent et la Vraie Croix) qui manifestaient pour demander des indemnités identiques à celles perçues par les salariés licenciés par Galina Pleucadeuc, société mise en liquidation. Ils ont été reçus le 11 juin, par Jean-Charles Doux et Arnaud Marion qui ont fait valoir que le montant des indemnités pour les salariés de Galina était du ressort de la seule décision des mandataires liquidateurs. Les salariés de Doux Frais ne veulent pas remettre en cause ces indemnisations plus favorables mais veulent être alignés sur celles-ci.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

actionnaire
Suivi
Suivre