La Fédération nationale des Cuma tiendra son assemblée générale annuelle le 29 mai à Paris. Le maintien des prêts bonifiés en 2009 et la revalorisation de leur enveloppe pour 2008 seront parmi les principales revendications du réseau. Les Cuma se pencheront également sur l’évolution des politiques agricoles et les enjeux pour la coopération de proximité.
«L’incertitude sur le maintien des prêts bonifiés Cuma provoque une vive inquiétude, avec un net sentiment d’abandon de la part des pouvoirs publics », estime la Fédération nationale des Cuma (FNCuma). A quelques jours de son assemblée générale qui aura lieu le 29 mai à Paris-La Défense, son président, Jean-Pierre Carnet et son directeur, Pierre-François Vaquié, se posent de sérieuses questions sur l’avenir des prêts bonifiés Cuma. « Rien ne dit pour l’instant que les prêts seront maintenus en 2009, la Cour des comptes émet chaque année des critiques sur leur maintien », soulignent-ils. Pour 2008, le montant alloué apparaît par ailleurs insuffisant, selon eux. « Nous demandons que soit réévaluée l’enveloppe », affirment-ils. Actuellement, le montant budgété de la bonification pour 2008 s’élèverait à 3,6 millions d’euros, alors qu’il « devrait se situer à 5-6 millions pour répondre aux besoins » selon les estimations de la FNCuma. Mais pour l’heure, seuls 2,95 millions ont été réellement débloqués. « Il y a un manque criant. Les départements grognent », affirme Jean-Pierre Carnet. En 2007, les taux des prêts bonifiés Cuma avaient été abaissés, à 2,4 % en zone défavorisée et à 2,8 % en zone de plaine.
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Statuts et organisation du réseau
La réorganisation des statuts et du réseau, lancée en 2007, sera également abordée durant l’assemblée générale de la FNCuma… Le Haut Conseil de la coopération, installé par la loi d’orientation agricole de 2006, « a impliqué une forte responsabilisation de nos coopératives, qui représentent en nombre les trois-quarts du secteur coopératif agricole », explique Jean-Pierre Carnet. Parallèlement, une réorganisation du réseau a été validée au congrès de Bourg-en-Bresse en 2007 autour de 5 pôles de coordination et d’appui (PCA). Elle semble connaître aujourd’hui certains retards. « C’est toujours un peu laborieux quand on est installé dans un réseau », reconnaît Jean-Pierre Carnet, qui préfère ne pas brusquer les choses. « Au lieu des 18 mois initialement prévus, nous irons probablement jusqu’à 2009. La réforme des chambres d’agriculture devrait faire avancer les choses », estime-t-il. L’assemblée générale sera également l’occasion de faire le point sur la politique agricole commune. Une table ronde sur le thème « Evolution des politiques agricoles, enjeux pour les agriculteurs et la coopération de proximité » est prévue. Seront présents pour y participer Carmel Cahill, chef de division politiques agricoles à l’OCDE, Daniel Delalande, chef de bureau au Medad, Lucien Bourgeois, économiste et conseiller du président de l’APCA, Christain Pèes, président du groupe Euralis et Stéphane Gérard, trésorier de la FNCuma.