LDC a annoncé le rachat de la société Entracte, spécialisée dans les sandwiches. Entracte était, depuis septembre 2007, la filiale du groupe Valentin Traiteur. Avec 27 millions d’unités produites en 2008, l’entreprise est numéro 4 du marché français du sandwich. LDC souhaite ainsi atteindre un chiffre d’affaires de plus de 65 millions d’euros sur son activité sandwich.
En acquérant Entracte, le groupe LDC, leader français de la volaille, progresse sur un marché qui croît de 5 à 6 % par an. La présence de LDC n’est pas nouvelle dans ce domaine : l’entreprise détient La Toque Angevine qui vend 37 millions de sandwiches par an, pour un chiffre d’affaires de 39 millions d’euros. La marge opérationnelle de cette activité est de l’ordre de 5 %. André Delion, directeur financier de LDC, confirme ainsi la double stratégie du groupe : « Avec cette acquisition, nous continuons à diversifier notre offre. En parallèle, nous participons à la restructuration du marché de la volaille ». Entracte, numéro 4 du marché français du sandwich, est très implanté en grande distribution puisqu’elle réalise 91 % de son chiffre d’affaires en MDD. Grâce à ce rachat, LDC acquiert le site industriel de Courcouronnes dans l’Essonne. « Cela va nous permettre d’être implantés dans le premier bassin de consommation français », remarque André Delion. Le groupe ambitionne d’atteindre 65 millions d’euros de chiffres d’affaires avec son activité sandwich en 2009. Son pôle traiteur devrait atteindre 20 % de son chiffre d’affaires global. Aujourd’hui, ce pôle s’élève à 220 millions d’euros sur un chiffre d’affaires global de 1,9 milliard d’euros en 2008-2009 (contre 1,8 milliard en 2007-2008). « Le pôle traiteur correspond à de nouvelles attentes des consommateurs : nous voulons vraiment nous étendre dans ce secteur », souligne André Delion. LDC souhaite d’ailleurs acquérir une marque de produits traiteurs et a plusieurs cibles en vue, dont elle ne souhaite pas communiquer les noms.
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Une vente indispensable pour Valentin Traiteur
En 2008, Entracte a produit 27 millions de sandwiches pour un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros. Entracte avait enregistré une perte opérationnelle de 110 000 euros en 2006 avant de devenir enfin rentable en 2007. Valentin Traiteur, spécialiste des produits de snackings, des feuilletés et des QTT (quiches, tartes, tourtes), a tout de même souhaité vendre sa récente filiale. « Pour maintenir le développement commercial de Valentin Traiteur, nous avions besoin d’investir à hauteur de cinq millions et nous avions des projets à hauteur de 12 millions », nous indique Emmanuel Brochot, directeur général de Valentin Traiteur. L’entreprise avait donc besoin d’un total de 17 millions d’euros et souhaitait lancer de nouveaux produits rapidement, alors qu’ils étaient initialement prévus pour 2010-2011. « Compte tenu de notre fort endettement, les banquiers ne souhaitaient pas nous prêter. Pour faire face à notre croissance, une recapitalisation était nécessaire. La proposition de LDC est donc arrivée au bon moment », précise Emmanuel Brochot. Un groupe étranger, dont Valentin Traiteur n’a pas voulu communiquer le nom, était également intéressé par Entracte. Désormais, il reste deux sites de production à l’entreprise : Valentin Traiteur et Id’Val, qui est spécialisé dans la production d’aspics et d’entrées froides. Valentin Traiteur table sur une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 10 % en 2009, pour atteindre 42 millions d’euros, contre 37 en 2008 et 33 en 2007 (chiffres qui ne prennent pas en compte Entracte et Id’Val).