Tout en dévoilant son chiffre d’affaires pour l’exercice écoulé, le groupe LDC a annoncé avoir réalisé l’acquisition de la société Marcel Favreau, spécialiste de la découpe de canard de Barbarie. Le groupe est également en pourparlers pour racheter deux autres sociétés opérant également sur ce même segment de produits de spécialités qui bénéficie d’une forte demande sur le marché export.
Le volailler LDC (marques Le Gaulois, Marie, poulets de Loué), actuellement en lice pour la reprise de l’entreprise Doux en redressement judiciaire, a, comme prévu, annoncé ses ventes annuelles le 5 avril (Agra Alimentation du 5 avril 2018). Sur son dernier exercice 2017/2018 (clos le 28 février), le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 3,827 milliards d’euros, en progression de 6,9 % sur l’exercice précédent (+5,6 % à périmètre identique). Tous les pôles du groupe, à savoir la volaille (+5,7 %), l’international (+13,2 %) et le traiteur (+8,1 %) ont contribué à cette amélioration. À noter qu’au cours du dernier trimestre de cet exercice, les ventes ont atteint le milliard d’euros à 1,022 milliard grâce à "des fêtes de fin d’année et un Nouvel An chinois réussis", précise le communiqué. Compte tenu de ce bon niveau d’activité, le groupe a confirmé ses précédentes estimations, d’un "résultat opérationnel courant sensiblement équivalent à celui réalisé sur l’exercice précédent". En 2016/2017, le résultat opérationnel courant de LDC s’était élevé à 176,6 millions d’euros.
Acquisition dans le canard de Barbarie
LDC a par ailleurs annoncé l’acquisition de la société Marcel Favreau, société vendéenne spécialisée dans l’abattage et la découpe de canard de Barbarie, et l’entrée dans une phase de négociation exclusive avec la société Le Marais en vue de l’acquisition de ses filiales, les sociétés Couthouis et Péridy. La société Marcel Favreau (42 personnes) réalise un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros, dont 70 % à l’export. Elle sera intégrée dans le périmètre du groupe à compter du 1er mars 2018. Egalement spécialisées dans l’abattage et la découpe de canard de Barbarie, les sociétés Couthouis et Péridy qui emploient 167 personnes ont réalisé un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros en 2017, dont 50 % à l’export.
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LDC qui est déjà présent dans le canard de Barbarie avec plusieurs sites en Bretagne, en Bourgogne et dans les Pays de Loire, précise qu'il devrait grâce à ces acquisitions se renforcer sur ces produits de spécialités bénéficiant d’une forte demande sur les marchés export." Les sociétés citées ont une activité significative en Europe vers des pays comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou la Belgique par exemple", nous a précisé Laurent Raimbault, le directeur administratif et financier de LDC. Lors de la publication des comptes semestriels fin novembre dernier, LDC indiquait qu’il comptait arriver à 25 % de ses activités hors de France (Pologne et export). "Le plus tôt serait le mieux, pourquoi pas avant 2025", avait même précisé Denis Lambert le président.
Dans une note, la société de Bourse Portzamparc estime que ces différents rachats, ajoutés au dépôt d’une offre de reprise sur Doux, "marquent l’opportunisme du management dans ses opérations de croissance externe en France". De son côté, Laurent Raimbault nous a confirmé que "LDC qui a depuis plusieurs années et surtout depuis un an mis en place une équipe dédiée au développement export et international, a toujours la volonté de se développer à l'international".
Le dossier de reprise déposé par LDC, en association avec les groupes Triskalia, Terrena et Al Munajem est en concurrence avec celui de l’ukrainien MHP. Le tribunal de commerce de Rennes qui est en charge du dossier Doux devrait rendre sa décision en mai.