Abonné

Volailles/Résultats LDC est déterminé à réaliser des acquisitions

- - 5 min

En présentant les résultats de son groupe, Denis Lambert, président du directoire, a affirmé que LDC était prêt à participer à la consolidation du marché français de la volaille. Avec une dette financière de 88,9 M EUR, des capitaux propres de 460,8 M et une trésorerie de 189,2 M, LDC se sent capable de financer une acquisition en France comme à l’étranger, où en Espagne il recherche toujours un partenaire. En 2007-2008, LDC a réalisé un chiffre d’affaires de 1,831 milliard d’euros, en progression de 16,2%, pour un résultat opérationnel courant de 73,8 M EUR, en hausse de 4%. Son exercice a surtout été marqué par le retour à l’équilibre de ses activités à l’international, grâce principalement à la Pologne, l’Espagne étant toujours déficitaire. Le résultat net part du groupe s’est élevé à 53,5 M, contre 42,8 un an plus tôt.

« Nous sommes déterminés à réaliser des croissances externes », a affirmé Denis Lambert, président du directoire du groupe LDC. Le leader de la volaille en France veut apporter sa contribution à la consolidation du marché français et international, qui semble s’accélérer avec la reprise récente des activités de volailles fraîches d’Unicopa par Gastronome (groupe Terrena) Cf Agra alimentation n°2012 du 20/03/2008 page 20. Mais LDC sera « sélectif »,a souligné Denis Lambert, précisant ses « critères d’acquisition». Les parts de marché, la production de produits élaborés, les marques et la bonne santé financière des cibles envisagées seront les principaux critères d’acquisition du groupe. « La capacité d’autofinancement du groupe peut lui permettre de financer sans problème une acquisition de l’ordre de 200 M EUR », a indiqué André Delion, directeur financier de LDC. Sa capacité d’autofinancement a atteint 104,7 millions d’euros, sur son exercice 2007-2008, en progression de 22,6 %, pour une trésorerie de 189,2 M, des capitaux propres de 460,8 M et des dettes financières qui s’élèvent à 88,9 M.

Avec un premier semestre dynamique et un second marqué par des tensions sur les prix, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires en progression de 16,2 % à 1,831 milliard d’euros, pour des volumes commercialisés de 454 768 tonnes, en hausse de 4,3 %. Voulant compenser la hausse des matières premières (+40 % du prix du vif), le groupe a passé successivement trois augmentations de tarifs entre juillet 2007 et janvier 2008. Son pôle volaille a représenté des ventes de 1,451 milliard d’euros, dont 170,8 M à l’export, l’international (hors export) 181,2 M (+25 %) et le traiteur 199,1 M. En volaille, LDC a continué à prendre des parts de marché, notamment sur le segment du Label rouge (9 % en volume contre –3,4 % pour le marché) et sur les élaborés crus et cuits (+13,7% en volume contre +8,6 % pour le marché).

Rebond à l’international

Son résultat d’exploitation courant a augmenté de 4% à 73,8 M EUR avec notamment une amélioration de sa marge opérationnelle à l’international due au rebond en Pologne et une réduction de ses pertes opérationnelles en Espagne à 0,2 M contre 1,3 M l’année précédente. Le groupe cherche toujours un partenaire local. LDC a dégagé un résultat opérationnel courant de 6,6 M EUR, contre une perte de 1 M sur son exercice précédent, conforme à ses objectifs de réaliser un résultat supérieur à 5 M. C’est en Pologne que le redressement s’est surtout fait ressentir, malgré l’incendie détruisant l’un de ses quatre sites situé à Torun, avec un résultat opérationnel courant de 6,8 M, contre 0,3 M un an plus tôt. L’incendie lui a fait perdre 20% de ses volumes de charcuterie et 30 M EUR sur son chiffre d’affaires local. LDC compte reconstruire l’usine pour qu’elle soit opérationnelle au cours du premier semestre 2009. Le montant de l’investissement n’est pas encore fixé.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

acquisition
Suivi
Suivre
recherche
Suivi
Suivre

Prudence sur 2008-2009

Pour son exercice en cours, le groupe reste prudent du fait des prix élevés des matières premières, de la baisse de la consommation entamée depuis janvier sur la volaille (voir tableau) et des négociations tendues avec la distribution. Selon LDC, les ventes de produits de volaille ont reculé de 4,3% entre janvier et avril 2008, alors que le groupe a vu ses ventes diminuer de 2,5% sur cette période. Le groupe ne s’en sort pas si mal, notamment sur les segments du Label rouge et des élaborés cuits sur lesquels ses ventes progressent respectivement de 3,4% et de 4,1%, tandis que les ventes du segment diminuent de 12% et de 3,8%. « Notre premier semestre risque d’être difficile alors que le second sera mieux orienté, à l’inverse de notre exercice 2007-2008. Plus le marché est difficile, plus on arrivera à le consolider », explique Denis Lambert. LDC veut transformer cet environnement défavorable en opportunités. Il veut notamment intensifier sa pénétration sur le circuit de la restauration hors domicile, en l’orientant vers des «produits à valeur ajoutée».

LDC vise de réaliser un résultat opérationnel courant de l’ordre de 73 millions d’euros et d’atteindre l’équilibre sur ses activités à l’international. Dans le traiteur, le groupe prévoit un maintien de son résultat «malgré un impact négatif du prix des matières premières au premier semestre», qu’il va de nouveau compenser par des revalorisations tarifaires.