Dans un contexte toujours marqué par les conséquences de la Covid-19 sur l’activité hors domicile, le leader de la volaille française a réalisé un chiffre d’affaires en légère baisse (-1 %) sur le troisième trimestre de son exercice en cours (clos fin février). Globalement sur les neuf premiers mois de cet exercice, les ventes sont stables à 3,2 milliards d’euros.
Au cours du troisième trimestre de son exercice 2020/20201 (clos fin février), soit du 1er septembre au 30 novembre, LDC (marques Le Gaulois, Loué, Marie) a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 Mrd€, en baisse de 1 % sur un an. Une évolution qui reste « satisfaisante », selon le groupe sur son pôle volaille France, dans un contexte toujours marqué par l’impact des nouvelles mesures de restriction prises sur la période (nouvelles fermetures dans la restauration commerciale et collective) compensé par « une activité toujours solide en GMS », indique le communiqué. À l’international, l’activité est elle aussi toujours affectée par les tensions liées à la Covid-19, avec un chiffre d’affaires sur le troisième trimestre en retrait de 12,9 % à 105,2 M€. Le pôle Traiteur, en revanche, retrouve la croissance après un premier semestre contrasté. Sur le 3e trimestre, les ventes de cette division progressent de 2,7 % (+1,9 % à périmètre identique) pour des volumes en hausse de 2,5 % (+2,3 % à périmètre identique) « portées par l’évolution de la consommation à domicile en frais comme en surgelés », relève LDC. Ainsi, au global sur neuf mois, les ventes du leader français de la volaille restent quasi-stables (+0,2 %) à 3,2 Mrd€, par rapport à la même période de 2019/2020.
Concernant ses perspectives, LDC souligne dans son communiqué que ses ventes de produits festifs pour les fêtes de fin d’année « sont conformes aux attentes compte tenu de la situation sanitaire ». Les ventes de volailles réalisées durant cette période importante pour le groupe représentent habituellement « plus de 50 % d’un mois normal » avait indiqué LDC en novembre dernier. Le groupe est par ailleurs toujours en négociations avec ses clients de la distribution pour obtenir des revalorisations tarifaires. Celles-ci visent à compenser les fortes hausses du prix du blé, du soja et du maïs observée depuis l’été dernier. Un enjeu important pour le groupe sachant que l’aliment représente 60 % du prix de revient d’un poulet et que « la hausse actuelle des matières premières représente une hausse des coûts de 5 millions d’euros par mois pour le groupe », indiquait-t-il dernièrement. LDC précise dans son communiqué que « à date, seule une partie des hausses demandées a été obtenue mais à ce stade elles restent insuffisantes ».
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Au regard de ces éléments, LDC confirme donc son objectif de résultat opérationnel courant (ROC) en repli de 5 à 10 % pour l’ensemble de l’exercice en cours. Sur le précédent exercice clos fin février 2020, LDC avait dégagé un ROC de 201,5 M€.