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Volaille/Résultats LDC : Marie se redresse mais les matières premières pèsent sur la rentabilité

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Si le groupe LDC affiche sa confiance sur le redressement du pôle traiteur, il réitère sa demande de hausse de tarifs et prévoit un retrait de son résultat opérationnel courant sur l’exercice du fait de la hausse des matières premières.

Au premier semestre 2012/2013, le chiffre d’affaires de LDC a progressé de 1,5 % à 1,36 Mds EUR. En volaille (68,8 % de l’activité), la consommation s’est plutôt bien tenue en 2012 et LDC a également profité de l’effondrement de Doux après l’annonce de la liquidation du pôle frais. En GMS (hard discount inclus), le groupe a ainsi gagné 6,8 % en volumes sur un marché en croissance de 2,2 %. Mais Denis Lambert a rappelé lors de la présentation des résultats la nécessité de passer des hausses de tarifs. Il faut selon lui encore les augmenter de 6 % pour arriver aux 14 % nécessaires. En réalité, l’arbitrage ne doit pas se faire au détriment de la consommation, mais LDC annonce d’ores et déjà une baisse de son résultat opérationnel courant de 10 à 15 % sur l’exercice en cours et ceci à conditions que les revalorisations attendues au second semestre soient mises en œuvre. « On ne rattrapera pas toute la hausse du prix des céréales », prévient Denis Lambert. L’activité des sites de Laval et Sérent, repris pour 4 M EUR à Doux à l’occasion de la liquidation du pôle frais, n’est pas encore consolidée sur ce semestre. 5 M EUR doivent être investis sur trois sur chaque site.
En Pologne, l’activité est toujours très dynamique avec des volumes en hausse de 4,2 % et un chiffre d’affaires en progression de 12 % à taux de change constant (+ 5,7 % en données publiées). Le chiffre d’affaire du pôle international (dont la Pologne pèse 86,8 %) s’élève à 87,9 M EUR et le résultat opérationnel courant de la Pologne progresse largement à 2,7 M EUR (contre 1,3 M EUR au premier semestre précédent).

Le pôle traiteur en route vers l’équilibre

Les nouvelles sont également satisfaisantes du côté du pôle traiteur. S’il est toujours en perte, il doit revenir à l’équilibre l’an prochain et la marque Marie s’est bien redressée. A période comparable, le chiffre d’affaires progresse de 0,8 % à 234 M EUR. Si le traiteur historique reste dans le rouge (- 4 M EUR de résultat opérationnel courant en 2012 après – 5 M EUR en 2011), Marie devrait générer 2 M EUR de résultat, après une perte de 0,6 M EUR en 2011 et 8,5 M EUR en 2010. La stratégie de retour sur le fond de rayon pour la marque Marie semble donc payer. Pour 2013, Denis Lambert estime que des hausses de tarifs de 3 à 5 % sont nécessaires.

Des marchés difficiles mais des opportunités

Restent certains marchés difficiles comme les sandwiches, quiches et tourtes ou encore les pâtes à dérouler. « Le sandwich MDD est une activité historique. Il y a deux ans il y a eu un affolement sur les prix avec des baisses de 10 à 15 % et on n’était pas prêts sur le plan industriel. On a préféré garder les volumes à perte et nous avons investi dans la robotisation. Nous devrions voir les résultats en 2013 », explique Denis Lambert. Quant à une incursion de la marque Marie sur le sandwich, elle n’est pas exclue par la direction même si elle n’est pas encore à l’ordre du jour. Sur les quiches, les résultats à marque Marie ne suffiront pas à combler l’arrêt de certains marchés non rentables. Les lignes pourraient bouger plus rapidement sur les pâtes à dérouler où des marchés non rentables ont également été abandonnés. Avec le rapprochement d’Eurodough et d’APM, la distribution sera certainement attentive aux offres alternatives pour diversifier ses fournisseurs. C’est en tout cas le pari que fait LDC qui investit pour être à niveau en termes de prix.

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