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Volaille/Traiteur/Résultats LDC prêt pour une acquisition en Europe

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LDC a signé une belle année 2011/2012, voyant le second semestre profiter des revalorisations tarifaires. Le groupe veut désormais accélérer à l’international par la croissance externe. Mais il pourrait aussi être mobilisé sur le dossier Doux.

Fort de ses bons résultats 2011, LDC se dit prêt pour une acquisition. Au-delà du dossier Doux, qu’il pourrait être amené à examiner, le groupe sarthois vise plutôt l’Europe. Il cible des zones avec une « population importante », « un marché atomisé », « une filière avicole organisée », « une contribution à la rentabilité » et « un réseau organisé en GMS ». LDC pourrait ainsi se renforcer en Pologne ou s’implanter dans d’autres pays, soit en faisant l’acquisition d’une entreprise importante, soit d’un acteur opérant sur un marché de niche. Le groupe entend développer le modèle français à l’étranger, comme il l’a fait en Pologne. « C’est sur le marché européen que l’on fera de la croissance », commente Denis Lambert, p.-d.g. du groupe.
En 2011/2012, LDC a dégagé un chiffre d’affaires de 2,77 Mds EUR, en progression de 8,6 % (+ 7 % à périmètre identique). Une hausse portée par les revalorisations tarifaires, les tonnages commercialisés progressant de 2,1 % (+ 0,5 % à périmètre identique). L’évolution du chiffre d’affaires a été particulièrement dynamique sur la volaille (+ 11,2 % hors amont) et l’international (+ 19 % hors amont), tandis que le traiteur a décliné de 1,6 % du fait de l’arrêt de certains produits non rentables.

Retour à l’équilibre prévu pour le pôle traiteur
Le traiteur reste dans le rouge avec un résultat opérationnel courant de – 5,6 M EUR, les pertes ayant toutefois été divisées par 4 entre le premier et le second semestre. Marie s’est redressé, avec une perte de – 0,6 M EUR sur l’année contre – 8,5 M EUR sur l’exercice précédent. LDC a également souligné la bonne tenue de la rentabilité en Pologne liée au second semestre. Au total, le résultat opérationnel courant atteint 93,4 M EUR pour une marge opérationnelle courante stable, à 3,4 %, mais inférieure de 1 point à celle de l’exercice 2009/2010. Le résultat net part du groupe ressort à 56,4 M EUR, en hausse de près de 18 %. Pour 2012/2013, LDC vise l’équilibre pour le pôle traiteur et veut soutenir la consommation de volailles en préservant ses marges. 55 M EUR d’investissements sont programmés sur trois ans sur le pôle traiteur (16 M EUR déjà réalisés) sur le sandwich, la pizza et les pâtes à dérouler. Le groupe entend développer les volumes en fond de rayon. Sur la volaille, l’enveloppe d’investissement sur 2012 est de 82 M EUR. Un des grands enjeux de l’exercice restera, comme en 2011/2012, la répercussion de la hausse des matières premières, ce qui conduit LDC à ne pas donner d’objectifs sur l’exercice en cours.

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