Le numéro un français de la volaille, le groupe familial LDC, a annoncé ses résultats annuels le 26 mai. Ils font apparaître un résultat opérationnel courant en repli limité de 3,7 % et un chiffre d’affaires stable. Le groupe a surperformé le marché du traiteur avec ses marques Marie et Traditions d’Asie.
À l’issue d' « une année inédite pour tous », le groupe LDC juge « satisfaisante » sa performance pour l’exercice 2020/2021 (clos le 28 février). Le numéro un français de la volaille a annoncé le 26 mai un résultat opérationnel courant (Roc) de 194 millions d’euros, en repli de 3,7 % par rapport à l’exercice précédent, soit moins que la prévision, confirmée en avril, d’une baisse du Roc comprise entre 5 et 10 %. Et compte tenu d’un chiffre d’affaires stable à 4,428 milliards d’euros (+0,2 %), la marge opérationnelle courante du groupe s’inscrit à 4,4 % (contre 4,6 % en 2019/2020).
Par pôle, la baisse de la rentabilité est particulièrement marquée à l’international, avec un retrait du Roc de 14,4 % à 18,5 millions d’euros, qui s’explique par « la fermeture de la restauration ainsi que par une surproduction conjoncturelle sur le marché du canard et des oies en Europe qui a impacté les prix de vente à la baisse », a souligné le groupe. En revanche, les excellentes performances du pôle Traiteur, où LDC a très largement dépassé le marché, aussi bien dans le frais que dans le surgelé des produits à marques Marie et Traditions d’Asie, sont à souligner. De quoi permettre un bond en avant historique du Roc à 34 millions d’euros (+30,8 %), avec un taux de marge opérationnelle courante record à 5,2 % (contre 4,8 % sur l’exercice 2019/2020).
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Réussir l’intégration de Ronsard
Et en dépit du contexte peu favorable, LDC a renforcé son bilan et affiche une trésorerie nette de 123,1 millions d’euros, armé pour « relever les défis de demain », selon Laurent Raimbault, le directeur administratif et financier du groupe. Si Denis Lambert se déclare « confiant pour l’exercice en cours » des points de vigilance subsistent, à savoir l’évolution du prix des matières premières, l’intégration de Ronsard et l’évolution des modes de consommation. La hausse des cours des matières premières qui se poursuit est un des points d’incertitude importants pour le groupe. Sur un an, la hausse du prix de l’aliment atteint 70 € la tonne. Mécaniquement, LDC devrait répercuter une revalorisation de 9 % de ses prix à date. « Nous sommes en train de finaliser la troisième hausse (+3 %, ndlr), avec les distributeurs », a précisé Denis Lambert qui s’est déclaré plutôt confiant et même reconnaissant envers la grande distribution « d’avoir préservé l’équilibre de la filière de la volaille ». L’intégration et le redressement de Ronsard – « une société qui perdait 12 millions d’euros par an », a rappelé Denis Lambert – est un important chantier pour le groupe dans les prochains mois. Maintenant l’opération validée par l’autorité de la concurrence (Agra Alimentation du 28 avril 2021) le groupe va s’atteler à la réorganisation industrielle des sites repris et vise « une contribution positive des actifs de Ronsard à la rentabilité opérationnelle dès l’exercice 2022/2023 », explique-t-il. Le groupe prévoit de donner ses objectifs pour l’exercice en cours, fin novembre prochain, à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels.