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Volailles/Résultats LDC trouve un nouveau relais de croissance dans l’œuf

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Sur son exercice 2006-2007, LDC a enregistré un chiffre d’affaires de 1,576 milliard d’euros, en hausse de 1 %, pour un résultat net en recul de 7,1 % à 43,2 millions d’euros. Après un premier semestre grevé par la crise de la grippe aviaire, le groupe sarthois a affiché une reprise de son activité au cours du second semestre. Avec l’acquisition récente de l’Œuf landais, LDC voit dans le marché de l’œuf un nouveau relais de croissance et va lancer en septembre prochain sous sa marque Le Gaulois, une gamme baptisée « Très Coque ». A l’horizon 2009, le groupe souhaite que cette activité atteigne un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros contre 30 millions actuellement. Néanmoins, à l’international, l’exercice est mitigé, principalement en Espagne où le groupe ne se ferme aucune porte, notamment une opération de croissance externe.

Présent sur le marché de l’œuf depuis 2001 via sa filiale Huttepain, LDC voit dans cette activité un nouveau relais de croissance et a décidé d’engager une stratégie de marque sur ce marché. En début d’année 2007, le groupe sarthois acquiert L’Œuf landais pour 10 millions d’euros. Implantée à Habas, dans les Landes, cette entreprise réalise 12 millions d’euros de chiffre d’affaires pour une production de 90 millions d’œufs par an. Cette acquisition a été intégrée au périmètre de sa filiale Ovalis, structure créée au cours du premier semestre de l’exercice 2006-2007. Le volailler français espère atteindre à l’horizon 2009 un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, contre 30 millions à l’heure actuelle, pour un résultat opérationnel supérieur à 3 millions d’euros. Le groupe souhaite s’imposer comme un acteur majeur de l’œuf, en confirmant Loué comme une marque n°1 du Label rouge œuf et en valorisant la marque Le Gaulois. Ainsi, au mois de septembre 2007, la gamme « Très Coque » sera lancée en GMS sous la marque emblématique du groupe. Selon LDC, le marché français de l’œuf représente 740 millions d’euros pour 6,7 milliards d’œufs « coquilles » achetés en GMS. Matines reste le leader avec une part de marché de 25 % en volume, suivi de SA Appro (marque Lustucru) avec 16 %, d’Ovalis avec 9 %, des Œufs de nos villages avec 9 % et de Prodi Œufs avec 9 %.

Au-delà de ce nouveau relais de croissance, LDC entend poursuivre sa stratégie autour de « l’approfondissement du mix-produits, le développement de ses marques et le maintien d’une forte présence médiatique ». Une stratégie qui devrait lui permettre d’atteindre son objectif de progression de plus de 12 % de son résultat opérationnel courant. Sur son exercice 2007-2008, le groupe prévoit un budget publicitaire et de communication de 10,2 millions d’euros, contre 8,5 sur l’exercice qui vient de se terminer. « Nous souhaitons passer le palier supérieur. Le développement de nos marques doit nous y aider », indique Denis Lambert, président du directoire.

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Confirmation de la reprise

En 2006-2007, LDC a enregistré un chiffre d’affaires de 1,567 milliard d’euros, en hausse de 1% pour un résultat net en recul à 43,2 millions d’euros, contre 46,5 millions l’année précédente. « Nous avons réalisé un exercice bien maîtrisé et conforme aux objectifs fixés. La reprise s’est confirmée au second semestre », commente André Delion, directeur financier de LDC. Son pôle produits élaborés et traiteur a atteint un chiffre d’affaires de 446 millions d’euros, dont 182,6 millions pour le traiteur et 237,6 millions pour son pôle français de produits élaborés de volaille. Le pôle traiteur de LDC (+14,6 %) a « crû plus vite que le marché (+8,6 %) excepté sur les sandwichs », dont l’activité a néanmoins progressé de 3,1%. En outre, le groupe sarthois va créer la filiale LDC Charmilles en septembre prochain, résultat de la fusion entre les deux sociétés spécialisées dans la caille et le pigeonneau, Elefa et les Charmilles, acquises en début d’année Cf Agra alimentation n°1959 du 25/01/2007 page 21. LDC Charmilles envisage d’atteindre d’ici deux ans un chiffre d’affaires additionnel de 25 millions d’euros et « un bénéfice net de l’ordre de 2 % de ses ventes ainsi qu’un bénéfice d’exploitation de 5 % », précise Denis Lambert. Il compte notamment renforcer la pénétration de deux marques en RHD ainsi qu’à l’international, soulignant que « 51 % des activités de LDC Charmilles, se feront à l’export surtout au Bénélux et en Allemagne ».

Résultat mitigé à l’international

Avec un chiffre d’affaires à l’international de 145,1 millions d’euros, en repli de 6,1 %, LDC a vécu un « exercice contrasté avec un premier semestre pénalisé par l’impact de la crise de la grippe aviaire et une année décevante en Espagne », indique André Delion. Les difficultés du groupe en Espagne deviennent récurrentes. Il a enregistré de nouveau une perte d’exploitation de 1,3 million d’euros sur cet exercice, néanmoins réduite par rapport à l’année précédente (-2,1 M EUR), pour un chiffre d’affaires de 21,9 millions d’euros. En Pologne, « le redressement est encourageant ». LDC a affiché un résultat positif à 0,3 million d’euros, grâce au second semestre (+1,4 M EUR), pour un chiffre d’affaire de 123,2 millions d’euros. « La situation du groupe en Espagne est décisive cette année. Nous ne voulons pas nous désengager de ce pays mais nous ne pouvons pas conserver une activité représentant seulement 20 millions d’euros », souligne Denis Lambert. La situation du groupe dans la péninsule ibérique pourrait se préciser fin décembre, peut-être d’ailleurs sous la forme d’une croissance externe.