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Volailles/investissements LDC va investir 49 millions cette année

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L’année 2006 s’étant terminée mieux que prévu, malgré les dégâts de la grippe aviaire, le groupe LDC passe désormais à l’offensive. Le volailler sarthois va investir tout au long de l’année 2007 sur plusieurs projets pour un total de 49 millions d’euros. A titre d’exemple 5,8 millions sont programmés pour améliorer la robotisation de l’unité de commandes et 1 million pour mécaniser le désossage des cuisses et pilons de dinde.

Exit la grippe aviaire. Le groupe volailler sarthois LDC qui a fait front dans la crise, non sans y laisser quelques plumes et 25 millions d’euros Cf Agra alimentation n° 1954 du 14/12/2006, page 22, lance un important programme d’investissements. Cet investissement n’a pas pour but de créer de nouveaux emplois mais de se maintenir face aux exportations étrangères.

Le groupe LDC, propriétaire notamment des marques Loué et Le Gaulois, est principalement implanté dans l’ouest de la France et compte 11 600 salariés. Si le début de l’année 2006 a été difficile avec un premier semestre en repli de 7,2 % dans le secteur volaille, LDC s’est bien rattrapé au troisième trimestre, notamment grâce à l’activité traiteur en progression uniquement organique de 4,6 %. Avec un chiffre d’affaires de 400, 4 millions d’euros, en progression de 4,2 %, cela a permis au groupe de réaliser un chiffre d’affaires de 1,135 milliard d’euros sur les neuf premiers mois de l’exercice. Soit un repli limité de 1, 7 % par rapport à l’exercice précédent.

Investissements ciblés en France et à l’international

LDC, qui a confirmé l’ensemble de ses objectifs annuels fixés à l’occasion des résultats du premier semestre, entend donc reprendre la main. E,t appliquant l’idée selon laquelle « qui n’avance pas recule », investit dans la modernisation de son outil de production. Revue de détail. A Sablé-sur-Sarthe, siège de LDC, 17,3 millions ont été programmés dont 5,8 millions pour améliorer la robotisation de l’unité de préparations de commandes et 1 million pour mécaniser le désossage des cuisses et pilons de dinde, une activité manuelle pénible pour les salariés. Deux autres programmes sont lancés, dont un pour l’automatisation des process dans les produits élaborés pour un coût de 5,8 millions, et 4,6 millions dans l’implantation d’une ligne de cuisson et de refroidissement. Sur le prochain exercice, une enveloppe de 6,5 millions est décidée pour moderniser l’usine de Daumesnil en Anjou, spécialisée dans la transformation de poulet et de pintade.

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La branche traiteur, principal source de la croissance en 2006, n’est pas oubliée. Spécialisée dans les crêpes et les galettes, l’usine Régalette, de Saint-Noff (Morbihan) dispose d’un budget de 3,5 millions et La Toque Angevine à Segré va être étendue pour accroître la capacité de production de sandwichs.

A l’international, la part de l’investissement décidé s’élève à 3 millions. Le groupe a ouvert en mars 2006 un groupe d’abattage et de découpe à Avila en Espagne. Des dépenses supplémentaires sont envisagées pour le site de Torun, en Pologne, site qui doit atteindre l’équilibre cette année.

Cet effort d’investissement, supérieur de 20% à celui des années précédentes, devrait faire oublier définitivement les déboires de 2006.