Abonné

Le blé français perd du terrain en Algérie

- - 2 min

Marché traditionnel du blé français, l’Algérie tend à diversifier ses importations. « L'origine française est “challengée”, observe Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer. Même si on réalise un bon score, notre part de marché se dégrade un peu. » Les derniers chiffres confirment cette évolution. Régulièrement autour de 80 % de parts de marché jusqu’en 2015-2016, le blé français tombe à environ 60 % sur la campagne en cours. La concurrence argentine se renforce. « Sur les deux derniers mois, les Argentins ont placé un peu plus de 580 000 tonnes contre 642 000 tonnes pour la France », souligne France Export Céréales dans son Mémo Algérie. Ils sont même passés devant en janvier avec 430 000 tonnes contre 317 000 tonnes. « En ce moment, le blé argentin est plus compétitif », explique Roland Guiragossian, chef de bureau à Alger.

Le prix n’est pas seul en cause. Plusieurs accidents de récolte ont mis à mal l’origine France ces dernières années. Il y a eu des problèmes qualitatifs, notamment en 2014. Les volumes ont aussi manqué en 2016. Nos clients traditionnels, dans les pays du Maghreb, en Afrique sub-saharienne, ont alors fait davantage appel à nos concurrents. Difficile ensuite de les reconquérir. Ce n’est pas mieux avec l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), qui effectue les achats publics. « L’OAIC n’a pas de préférences sur l’origine, même s’ils savent que le blé français correspond aux besoins en panification, très similaires aux nôtres car les boulangers font aussi de la baguette », indique Roland Guiragossian.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

céréales
Suivi
Suivre
concurrence
Suivi
Suivre

Difficile de reconquérir les marchés laissés vacants en 2014 et 2016