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FranceAgriMer Le blé français sur de bons rails à l’export

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La campagne de commercialisation des céréales démarre sur les chapeaux de roues, a souligné FranceAgriMer le 11 septembre. En blé tendre et orge, l’établissement national table sur une hausse des exportations 2013/14 vers les pays tiers, à la faveur d’une récolte satisfaisante.

L’appétit en céréales du marché international devrait profiter à la filière française. A son crédit, une récolte satisfaisante à la fois en volume et en qualité. Voilà ce qui ressort des premiers bilans 2013/2014 de FranceAgriMer, livrés le 11 septembre en conseil spécialisé Céréales. L’établissement national table sur une hausse de l’export vers les pays tiers, à 11 Mt de blé tendre (contre 9,9 Mt en 2012/13) et 1,9 Mt d’orge (1,8 Mt). Des prévisions qui reflètent la « confiance en l’avenir de la part des opérateurs », a expliqué en conférence de presse Olivia Le Lamer, chef de l’unité Grandes cultures. 1,6 Mt de blé tendre (+33 %) en deux mois a déjà été chargé depuis les ports de l’Hexagone vers l’international, notamment l’Algérie mais aussi le Yémen et les pays d’Afrique subsaharienne. L’orge s’inscrit dans la même tendance (+17 %), avec notamment une affirmation de la position française sur le marché saoudien et l’entrée en Jordanie.
 
Une demande mondiale en hausse
« Le marché mondial est très dynamique, a souligné Olivia Le Lamer. Conséquence des prix élevés sur la précédente campagne, les acheteurs sont jusqu’ici couverts a minima. » La Chine et l’Arabie Saoudite créent la surprise et leurs commandes sont susceptibles de modifier l’allure des livraisons à partir de l’Hexagone. Avant l’été, la conclusion d’une vente de 200 000 tonnes de blé français avec la Chine avait été annoncée, dont 60 000 tonnes déjà expédiées. Quant à l’Arabie Saoudite, sa récente décision d’importer du blé panifiable courant a permis la reprise des relations commerciales avec la France, près de 100 000 tonnes ayant déjà expédiées, une première depuis la campagne commerciale 1999/2000. « Nos positions sur les marchés traditionnels ne sont pas menacées. De plus, on peut se montrer confiant par rapport à l’Egypte », a ajouté Olivia Le Lamer, évoquant un potentiel d’1 Mt de blé français vers ce pays.
Les perspectives d’export vers l’UE sont jugées moins favorables : 7,1 Mt de blé tendre (7,2 Mt en 2012/13), 3,6 Mt d’orge (4,2 Mt), 5,6 Mt de maïs (5,9 Mt). Elles restent « assez élevées », l’origine française étant « incontournable sur certaines destinations », en dépit des bonnes récoltes intracommunautaires, a-t-elle signalé.
 
L’inquiétante dégradation du taux de protéines
Sur le plan qualitatif, FranceAgriMer évalue à 23 Mt la part de blés meuniers supérieurs dans la production nationale (18,5 Mt l’an dernier). La teneur en protéines s’établit à 11,2 % en moyenne (contre 11,4 %), avec des moyennes régionales entre 10,7 % et 12,2 %. Un critère « pas catastrophique », loin de ce que laissaient craindre des alertes reçues pendant la moisson, selon le président du conseil Rémi Haquin. « Ce qui est inquiétant, c’est la tendance à une dégradation du taux de protéines, a-t-il déclaré. La politique en France sur la fertilisation azotée n’est pas la plus pragmatique, ni la plus favorable au rendement et à la protéine. »
Autres résultats de l’enquête FranceAgriMer sur la qualité du blé tendre, encore provisoires, le poids spécifique (PS) atteint 77,6 kg/hl (contre 76,1 kg/hl), la teneur en eau, à 13,4 % en moyenne, reste stable par rapport à l’an dernier, l’indice de chute de Hagberg, avec 99 % de la collecte supérieurs à 220 s, est qualifié d’« excellent ». Côté blé dur, la teneur en eau affiche 12,3 % (contre 12,6 %), le PS 77,5 kg/hl (78,7 kg/hl), l’Hagberg est supérieur à 220 pour 90 % de la collecte.

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