Abonné

UE/Mercosur Le Brésil cherche à débloquer les négociations commerciales

- - 3 min

Le Brésil a préparé, à l’intention de ses partenaires du Mercosur, une proposition en vue de présenter une offre d’accès au marché dans le cadre des négociations de libre-échange entre le bloc sud-américain et l’UE.

Les négociations pour un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur doivent reprendre avant la fin de l’année, avec l’échange d’offres d’accès mutuel aux marchés, selon les engagements pris en janvier dernier lors d’une réunion ministérielle (1). Dans cette perspective, le Conseil national du commerce du gouvernement brésilien (Camex) a approuvé une proposition destinée à ses partenaires au sein du bloc régional sud-américain (l’Argentine, l’Uruguay, le Venezuela et le Paraguay qui en été suspendu en juin 2012).
Le Brésil estime qu’un accord entre le Mercosur et l’UE peut être atteint en 2014, et qu’il pourrait couvrir jusqu’à 90 % des échanges du pays avec les Européens.
 
L’Argentine sur la réserve
La proposition d’offre d’accès au marché du bloc sud-américain préparée par Brasilia prévoit « un niveau de droits de douane acceptable pour l’UE », estime le ministre de l’agriculture, Antônio Andrade. « Nous devons atteindre un consensus avec les autres membres du Mercosur, et nous sommes conscients que l’Argentine est un des éléments les plus délicats », admet-il.
L’Argentine, surtout soucieuse de protéger son marché intérieur, est la plus réservée vis-à-vis des négociations commerciales avec l’UE. À cela s’ajoutent un récent accident de santé de la présidente Cristina Fernandez de Kirchner et de prochaines élections, le 27 octobre.
Le Brésil et l’Uruguay ont envisagé un temps un Mercosur « à deux vitesses » pour les pourparlers avec les Européens, mais Brasilia considère que l’Argentine est un « partenaire stratégique » et préfère consolider la cohésion du bloc régional.
 
Des « problèmes internes »
Le Mercosur « sert à nouer des accords commerciaux. Mais il a des problèmes internes (...) alors nous ne pouvons pas ne pas parler avec le Brésil qui est un pays très important, qui est en croissance, où l’on parle des langues européennes et avec lequel il est plus facile de travailler pour nous », a déclaré Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé de l’industrie, en visite à Brasilia le 11 octobre pour préparer un sommet UE/Brésil prévu en février à Bruxelles. Toutefois, questionné sur l’éventualité d’une accélération des négociations de libre-échange avec le Brésil seul, le commissaire européen a exclu une telle option. Il a aussi fait état de « débats internes » sur l’utilité de poursuivre les pourparlers en cours.
 
(1) Voir n° 3384 du 04/02/13

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La Réunion
Suivi
Suivre