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Le Brésil décidé à remanier son système d’inspection des abattoirs

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Le Brésil affirme s’être engagé dans une révision complète de son système de surveillance des abattoirs, éclaboussé par des scandales sanitaires. Les organisations agricoles de l’UE demandent néanmoins à l’UE de renforcer les mesures contre les importations de viande en provenance de ce pays et de prendre en compte ce problème dans les négociations avec le Mercosur.

Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont appelé le 9 mars l’UE à renforcer les dispositions prises contre les importations de viande en provenance du Brésil après la détection de nouveaux cas de fraude impliquant cette fois-ci le géant de l’exportation de volaille BRF (1). « Toutes les options devraient être mises sur la table, y compris l’introduction de mesures de sauvegarde pour raisons sanitaires », estiment-elles, demandant aussi que les « lacunes » constatées au Brésil soient prises en compte dans les négociations de libre-échange avec le Mercosur (2).

Dans une question écrite posée le 6 mars à la Commission de Bruxelles, l’eurodéputée sociale-démocrate roumaine Daciana Octavia Sârbu veut savoir elle aussi si « le scandale Carne Fraca au Brésil et ses conséquences ont été discutées » avec les représentants du bloc sud-américain.

Centralisation

Le Brésil n’est plus confronté au risque de voir des pays ré-instaurer des interdictions sur ses exportations de viande après la dernière phase d’enquêtes menée dans le secteur, a estimé le 7 mars le ministre brésilien de l’agriculture, Blairo Maggi. Ces investigations portaient sur des affaires datant de 2014 et 2015, et il n’y a depuis aucune nouvelle accusation, a-t-il assuré. Ajoutant : « Il y a les choses du passé et nous voulons séparer clairement le passé du présent et défendre le point de vue du ministère selon lequel nous faisons les choses correctement et de façon transparente ».

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Parmi les projets visant à remanier et moderniser le système de sécurité sanitaire figure la centralisation des inspections des abattoirs, a expliqué le ministre brésilien. Le pays sera divisé en dix régions et les abattoirs dans chaque région placés sous l’autorité d’un agent des services fédéraux de surveillance et d’inspection animale, a-t-il précisé.

Une délégation de huit parlementaires européens se rendra début avril au Brésil pour évaluer les normes sanitaires dans les abattoirs du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul.

(1) Voir n° 3635 du 12/03/18

(2) Voir même numéro